La représentante résidente du Fonds monétaire international (FMI) en Côte d’Ivoire, Aminata Touré, a salué mardi 8 septembre 2026 à Abidjan les résultats du programme économique conclu avec le pays, mettant en avant le retour du déficit budgétaire à 3 % du PIB et l’amélioration du profil de la dette.
Reçue par le président Alassane Ouattara, la responsable du FMI a estimé que le programme arrivé à son terme avait permis de résorber les principaux déséquilibres macroéconomiques visés. Elle a notamment souligné le passage du risque de surendettement de la catégorie « modéré » à « faible ».
Cette appréciation rejoint les conclusions officielles publiées par le FMI le 24 juin. À l’issue de la sixième et dernière revue des accords au titre de la Facilité élargie de crédit et du Mécanisme élargi de crédit, ainsi que de la dernière revue de la Facilité pour la résilience et la durabilité, l’institution avait indiqué que tous les critères quantitatifs fixés à fin décembre 2025 avaient été respectés et que tous les repères structurels attendus avaient été mis en œuvre.
Le FMI avait alors constaté que le déficit budgétaire avait été ramené à 3 % du PIB en 2025, conformément au plafond de l’UEMOA. Il avait également relevé une baisse de la dette publique en proportion du PIB pour la première fois depuis plus d’une décennie et une amélioration du risque de surendettement, désormais classé « faible » selon son cadre d’analyse.
La clôture des revues finales avait rendu disponibles environ 832,8 millions de dollars de décaissements. Les accords FEC/MEDC, approuvés en mai 2023, représentaient initialement environ 3,5 milliards de dollars, tandis que la Facilité pour la résilience et la durabilité, approuvée en mars 2024, portait sur environ 1,3 milliard de dollars.
Pour 2026, le FMI prévoit une croissance réelle de 6 %, après 6,5 % en 2025, dans un environnement international jugé plus incertain. L’institution projette aussi une inflation moyenne de 3,3 % et un déficit budgétaire temporairement porté à 3,8 % du PIB, avant un retour prévu au plafond communautaire de 3 % à l’horizon 2028.
