ABIDJAN – L’économie numérique de la Côte d’Ivoire pourrait atteindre 6,4 milliards de dollars d’ici 2035, contre 3,4 milliards actuellement, selon une étude réalisée par le cabinet Public First pour le compte de Meta. Ce chiffre constitue une estimation issue d’une étude commandée par l’entreprise technologique, et non une prévision officielle du gouvernement ivoirien.
Publiée en mai 2026 sous le titre Côte d’Ivoire’s Digital Economy: Francophone Africa’s Emerging Digital Gateway, l’étude estime que les investissements de Meta dans le câble sous-marin 2Africa et les infrastructures de réseau associées pourraient soutenir, en moyenne, 820 millions de dollars de produit intérieur brut supplémentaire par an à l’horizon 2035 et permettre à 1,9 million d’Ivoiriens supplémentaires d’accéder à internet.
Public First évalue également à 160 millions de dollars l’activité économique générée en 2025 pour les entreprises ivoiriennes via les plateformes de Meta. Le cabinet estime que deux millions de PME dans le pays utilisent ces applications comme vitrines numériques et chiffre à 270 millions de dollars les gains de productivité associés. Ces montants reposent sur la méthodologie et les enquêtes de l’étude.
Sur l’intelligence artificielle, les auteurs avancent qu’une adoption accrue des outils d’IA en source ouverte pourrait apporter jusqu’à 3,5 milliards de dollars de valeur supplémentaire au PIB ivoirien d’ici 2035. Là encore, il s’agit d’une projection conditionnelle et non d’un résultat déjà acquis.
Les ambitions publiques ivoiriennes vont dans le sens d’une montée en puissance du numérique. Le gouvernement a indiqué en juillet vouloir porter la contribution du secteur à la création de richesse entre 12 % et 15 % à l’horizon 2030, contre une fourchette de 6 % à 8 % actuellement, dans le cadre du PND 2026-2030.
Pour 2026, le ministère de la Transition numérique et de l’Innovation technologique dispose d’un budget de 83,275 milliards de FCFA, en hausse de 37 % sur un an. Ses priorités annoncées portent notamment sur l’accès à internet, les compétences et l’inclusion numériques, la cybersécurité et l’adoption des technologies émergentes.
