Le fondateur de la marque automobile ivoirienne Kpandji, Kouamé N’dah N’goran, a appelé l’État à renforcer les mesures d’accompagnement de l’industrie automobile locale, estimant que la filière doit occuper une place prioritaire dans le Plan national de développement (PND) 2026-2030.
Dans un entretien accordé à l’Agence ivoirienne de presse (AIP) le 5 septembre à Sassandra et publié le 7 septembre 2026, l’entrepreneur a plaidé pour un cadre plus favorable aux fabricants locaux, notamment sur les plans fiscal, administratif et industriel. « Nous attendons de l’État une politique de soutien de l’industrie automobile », a-t-il déclaré.
Cette demande intervient alors que la Côte d’Ivoire a déjà engagé le Programme automobile de Côte d’Ivoire (PACI), adopté dans le prolongement d’une stratégie gouvernementale de diversification industrielle. Le dispositif vise notamment à structurer l’assemblage local de véhicules, la fabrication de composants et la création d’emplois dans la filière.
En mars 2025, le ministère du Commerce et de l’Industrie avait réaffirmé son soutien à Kpandji lors d’une visite des ateliers de l’entreprise. Le ministère des Transports avait également indiqué travailler à la certification et à l’homologation des véhicules de la marque, conçus et assemblés en Côte d’Ivoire.
Une usine de composants annoncée à Bouaké
Kouamé N’dah N’goran affirme que Kpandji assemble déjà ses véhicules localement avant leur commercialisation. Il a également annoncé un projet d’usine de fabrication de composants automobiles à Bouaké dans un délai de deux à trois ans, avec l’objectif de réduire progressivement la dépendance aux pièces importées.
Ce calendrier relève toutefois du projet de l’entreprise et non d’un engagement public de l’État. Le gouvernement a, de son côté, présenté le PACI comme un cadre destiné à accompagner les acteurs du secteur à travers des mesures de modernisation, de facilitation du montage et d’appui à l’investissement.
Pour Kpandji, l’enjeu est désormais de traduire ce cadre industriel en mesures concrètes permettant aux fabricants locaux de gagner en compétitivité et de proposer des véhicules à des prix plus accessibles. Aucune nouvelle mesure gouvernementale spécifique n’a été annoncée à l’occasion de l’entretien publié par l’AIP.
