La ministre ivoirienne de la Culture et de la Francophonie, Françoise Remarck, et un collectif regroupant une dizaine de faîtières des arts et spectacles vivants ont ouvert une nouvelle phase de concertation autour de l’arrêté qui encadre les entrepreneurs de spectacles en Côte d’Ivoire. La rencontre s’est tenue vendredi 4 septembre 2026 à la Fabrique Culturelle des Deux-Plateaux, à Abidjan.
Les organisations professionnelles demandent une révision concertée et protectrice de certaines dispositions de l’arrêté n°0750/MCF/CAB du 14 octobre 2025. Le texte fixe notamment le régime des licences, les conditions d’homologation des salles et les règles applicables à la billetterie des spectacles vivants.
Selon le ministère de la Culture, la réunion a permis de clarifier les modalités d’application du texte et d’affiner sa mise en œuvre. Françoise Remarck a réaffirmé l’utilité de l’arrêté tout en affichant la disponibilité du gouvernement à poursuivre le dialogue avec les acteurs du secteur.
Cette concertation intervient à l’approche d’une phase pilote de délivrance des licences B et C, annoncée par le ministère pour la période allant du 15 septembre au 14 octobre 2026. Les autorités présentent cette réforme comme un outil de professionnalisation et de sécurisation juridique du spectacle vivant.
Un texte en cours de mise en œuvre
L’arrêté du 14 octobre 2025 distingue trois catégories de licences pour les entrepreneurs de spectacles vivants et encadre leur délivrance, leur renouvellement et leur retrait. Il prévoit aussi des règles relatives à l’homologation des lieux de spectacles et à la billetterie informatisée.
Depuis plusieurs semaines, des organisations du secteur demandent que certaines modalités soient ajustées afin de tenir compte de la diversité des métiers, des tailles de structures et des réalités économiques des artistes, producteurs, diffuseurs et exploitants de salles.
Le gouvernement n’a pas annoncé l’abandon du texte. Les échanges engagés portent sur ses modalités d’application et sur les dispositions que les professionnels souhaitent voir réexaminées. La ministre et les faîtières ont indiqué vouloir poursuivre les discussions dans l’objectif de structurer le secteur des industries culturelles et créatives en Côte d’Ivoire.
