La banque américaine d’import-export EXIM a annoncé un prêt direct de 99,6 millions de dollars à Africell pour financer l’achat d’équipements de télécommunications américains et européens destinés à ses opérations en Angola, dans un contexte de rivalité technologique accrue entre Washington et le groupe chinois Huawei sur les réseaux africains.
Dans un communiqué publié le 11 septembre, Africell indique que ce financement doit lui permettre de moderniser et d’étendre son réseau angolais avec des technologies fournies par des équipementiers américains et alliés. L’opérateur présente l’opération comme un moyen d’améliorer la couverture, la qualité de service et la résilience de ses infrastructures.
Reuters et l’Associated Press rapportent que l’administration américaine inscrit ce prêt dans une stratégie plus large visant à renforcer la présence de fournisseurs occidentaux dans les télécommunications africaines. Washington considère depuis plusieurs années Huawei comme un risque pour la sécurité de ses réseaux et encourage ses partenaires à diversifier leurs équipements. Huawei rejette les accusations selon lesquelles ses technologies serviraient à des activités d’espionnage.
Africell, opérateur à capitaux américains, est présent en Angola, en République démocratique du Congo, en Sierra Leone et en Gambie. Le groupe revendique plus de 15 millions d’abonnés sur l’ensemble de ses marchés africains.
Le prêt de 99,6 millions de dollars est centré sur l’Angola, où Africell a lancé ses services commerciaux en 2022. L’entreprise affirme que les nouveaux investissements doivent soutenir l’extension de son réseau mobile et accroître la concurrence sur le marché local.
Le financement intervient alors que les États-Unis cherchent aussi à renforcer leur présence économique dans le corridor de Lobito, qui relie l’Angola aux zones minières de la République démocratique du Congo et de la Zambie. Africell se positionne comme l’un des partenaires de connectivité de cette initiative régionale.
