La Côte d’Ivoire a franchi une nouvelle étape dans sa stratégie sur l’intelligence artificielle avec la signature, le 11 septembre 2026 à Abidjan, d’un Pacte de l’Alliance nationale pour l’IA entre le ministère de la Transition numérique, des représentants du secteur privé et des organisations professionnelles.
Conclu à l’issue de la deuxième édition d’IMPACT IA, le pacte doit servir de cadre de coopération pour accélérer l’adoption de l’intelligence artificielle, structurer les données, renforcer les compétences et faire émerger des cas d’usage concrets. We Are Tech et Presse Côte d’Ivoire indiquent qu’il associe notamment le ministère de la Transition numérique et de l’Innovation technologique, la Confédération générale des entreprises de Côte d’Ivoire (CGECI) et la Chambre de commerce et d’industrie de Côte d’Ivoire.
Le dispositif prévoit côté entreprises un effort de structuration des données, de formation des équipes et de développement d’applications concrètes. Côté État, les engagements annoncés portent notamment sur la définition d’un cadre d’usage éthique, le soutien aux infrastructures de données et le financement de cas d’usage prioritaires, selon les comptes rendus publiés après la conférence.
Le pacte ne crée toutefois pas, à ce stade, d’obligations juridiques ou financières immédiates. Les engagements précis et les investissements éventuels devront être définis dans des travaux ultérieurs, rapporte Presse Côte d’Ivoire. Une Alliance nationale pour l’intelligence artificielle doit également servir de cadre de concertation entre pouvoirs publics, entreprises et organisations professionnelles.
Cette initiative s’inscrit dans la volonté du gouvernement de passer de la stratégie à l’exécution. La Primature a indiqué le 10 septembre que la Côte d’Ivoire veut désormais accélérer le déploiement de solutions d’IA adaptées à ses priorités économiques et sociales. Le ministère s’appuie sur un Plan d’accélération 2026-2028 structuré autour de sept piliers et de 40 projets prioritaires.
Les travaux d’IMPACT IA 2026 ont porté notamment sur l’administration publique, l’agriculture, la santé, l’éducation et les services aux populations. Le gouvernement veut y faire progresser des projets déjà identifiés vers des solutions effectivement déployées, avec un accent sur la gouvernance des données, les infrastructures, la formation et l’usage responsable de l’intelligence artificielle.
