Les transferts d’argent de la diaspora vers la Côte d’Ivoire ont été multipliés par quatre en dix ans, selon les données du rapport Sending Money Home 2026 du Fonds international de développement agricole (FIDA), publiées lundi 14 septembre. Cette progression se distingue en Afrique de l’Ouest, où les flux ont augmenté d’environ un tiers sur la même période.
À l’échelle du continent, les envois de fonds ont progressé de 86 % en dix ans pour atteindre 124,2 milliards de dollars en 2025, indique le FIDA. Dans l’ensemble des pays à revenu faible ou intermédiaire, ils ont atteint 728,6 milliards de dollars l’an dernier, soit une hausse de 94 % depuis 2016.
En Côte d’Ivoire, le gouvernement avait évalué à 938,8 milliards de FCFA les transferts reçus de la diaspora en 2025, contre 840 milliards de FCFA en 2024. Ce montant avait été communiqué par le ministre délégué chargé de l’Intégration africaine et des Ivoiriens de l’extérieur, Adama Dosso.
Les autorités ivoiriennes cherchent à orienter une part plus importante de ces ressources vers l’investissement productif. Le ministère chargé des Ivoiriens de l’extérieur a notamment conclu en 2026 des partenariats avec des institutions financières afin de faciliter l’ouverture de comptes à distance, l’épargne et le financement de projets portés par des membres de la diaspora.
Selon le FIDA, environ 220 millions de migrants et membres de diasporas soutiennent 1,1 milliard de proches dans le monde. Près d’un tiers des fonds envoyés, soit environ 233 milliards de dollars, est reçu dans des zones rurales, où ces ressources contribuent notamment aux dépenses essentielles, à l’éducation et à l’investissement.
Le FIDA estime par ailleurs que plus de la moitié des envois de fonds sont désormais initiés par voie numérique. En 2025, seules 35 % des opérations analysées étaient toutefois entièrement numériques de bout en bout. L’institution recommande de poursuivre la baisse des coûts de transfert et d’élargir l’accès des familles aux services financiers.
