La Côte d’Ivoire a lancé, lundi 14 septembre 2026 à Abidjan, un projet destiné à préparer de nouveaux investissements dans l’élevage, avec l’objectif de moderniser les filières animales et de réduire progressivement la dépendance du pays aux importations de produits animaux.
Le Projet de préparation pour le financement des activités de développement de l’élevage, présenté comme le « PPF économie animale », doit être exécuté sur douze mois par une unité de gestion rattachée au ministère des Ressources animales et halieutiques. Il est financé par le Fonds africain de développement et l’État ivoirien, avec un appui technique de l’Organisation des Nations unies pour l’alimentation et l’agriculture.
Le dispositif prévoit notamment des études de faisabilité technico-économique, des évaluations environnementales et sociales ainsi que l’élaboration d’un plan d’investissement inclusif. La Banque africaine de développement avait déjà inscrit cette préparation sous le code P-CI-AAE-007, en indiquant avoir accepté d’en assurer le financement, l’appui et le suivi de la mise en œuvre.
Lors du lancement, le Premier ministre Robert Beugré Mambé a présenté le projet comme une étape préparatoire à des investissements capables d’accroître durablement la production nationale. Le gouvernement veut renforcer la compétitivité des chaînes de valeur animales, attirer davantage de capitaux privés et améliorer l’accès des producteurs aux infrastructures, aux services et aux marchés.
Le ministère des Ressources animales et halieutiques rattache le projet à la Politique nationale de développement de l’élevage, de la pêche et de l’aquaculture 2026-2030. Quatorze Zones de développement de l’économie animale et de l’économie bleue sont annoncées afin de rapprocher producteurs, entreprises, investisseurs, institutions financières et structures de recherche et de formation.
Selon les données présentées lors du lancement et relayées par l’Agence ivoirienne de presse, la production nationale couvre actuellement 49 % des besoins en viande et 15 % de ceux en lait, tandis que les importations de produits animaux dépassent 782 milliards de FCFA par an. Les études du PPF doivent servir à structurer des projets susceptibles d’être financés pour réduire cet écart.
