La Société de développement des forêts (SODEFOR), créée le 15 septembre 1966, marque son 60e anniversaire mardi 15 septembre sur fond de pression persistante sur les massifs forestiers. Le ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, appelle l’institution à renforcer la restauration des espaces dégradés, l’agroforesterie et la lutte contre les occupations et exploitations illicites.
Selon les données publiées par la SODEFOR, l’établissement gère 232 forêts classées et agro-forêts couvrant environ 4,1 millions d’hectares. Sa mission porte sur la gestion durable du domaine forestier de l’État, dans un contexte où le ministère multiplie les opérations contre l’orpaillage illégal, le sciage clandestin et les atteintes aux écosystèmes.
Dans un message relayé à l’occasion de cet anniversaire, Jacques Assahoré Konan a demandé une SODEFOR « plus forte, plus performante, plus proche du terrain et davantage orientée vers les résultats ». Il a inscrit cette évolution dans la Stratégie de préservation, de réhabilitation et d’extension des forêts (SPREF), cadre national destiné à protéger les massifs et restaurer les zones dégradées.
Le ministre a également insisté sur la nécessité de combiner protection et activités économiques durables. La ligne défendue par le gouvernement repose notamment sur l’agroforesterie, la restauration des espaces dégradés et des alternatives économiques pour les populations vivant à proximité des zones forestières.
Le ministère des Eaux et Forêts a annoncé le 14 septembre de nouvelles opérations de la Brigade spéciale de surveillance et d’intervention dans la région de Soubré et à Kokoumbo contre l’orpaillage illégal et la pollution des cours d’eau. Le 10 septembre, le ministère et la GIZ avaient par ailleurs renforcé les moyens d’action des services déconcentrés lors d’une cérémonie organisée au siège de la SODEFOR.
