La Côte d’Ivoire avance vers la mise en place d’une filière de carburants d’aviation durables, après la présentation à Abidjan d’une étude consacrée aux conditions techniques, économiques et réglementaires nécessaires à leur production et à leur utilisation dans le pays.
Les résultats de cette étude ont été présentés jeudi 3 septembre 2026 à l’initiative de l’Autorité nationale de l’aviation civile (ANAC), dans le cadre du programme ACT-SAF de l’Organisation de l’aviation civile internationale (OACI). L’objectif est d’évaluer la faisabilité d’un déploiement commercial de ces carburants en Côte d’Ivoire.
L’OACI estime que le pays dispose d’un potentiel réel, notamment en raison de la disponibilité de matières premières. Parmi les pistes examinées figurent le manioc et la noix de cajou, deux productions présentes dans l’économie agricole ivoirienne.
L’étude doit désormais servir de base à l’identification des priorités, des investissements et du cadre institutionnel nécessaires au développement progressif d’une filière nationale.
Un enjeu de décarbonation et d’investissement
Pour l’ANAC, les carburants d’aviation durables constituent à la fois un levier de réduction de l’empreinte carbone du transport aérien et une possible source de nouvelles activités industrielles. Le rapport recommande une mobilisation coordonnée des acteurs publics et privés afin de transformer le potentiel identifié en projets concrets.
Selon l’Agence ivoirienne de presse, l’étude a bénéficié d’un soutien financier français d’environ 200 000 euros dans le cadre du programme ACT-SAF. L’OACI a indiqué qu’elle poursuivrait son accompagnement de la Côte d’Ivoire dans les prochaines étapes.
