La Banque africaine de développement (BAD) a annoncé lundi 14 septembre 2026 renforcer son accompagnement de la Côte d’Ivoire pour accélérer la mise en œuvre de son Pacte national de l’énergie, la feuille de route ivoirienne rattachée à l’initiative Mission 300 pour l’accès universel à l’électricité d’ici à 2030.
Cette nouvelle étape intervient un peu plus d’un mois après la première réunion du Comité de pilotage du Pacte, tenue le 4 août à Abidjan. Le ministère ivoirien du Plan et du Développement avait alors indiqué que l’état d’avancement avait été validé et qu’une table ronde serait organisée pour mobiliser des financements en faveur des projets prioritaires.
Selon les données officielles du gouvernement, la mise en œuvre du Pacte national de l’énergie nécessite 6,56 milliards de dollars, soit environ 3 980 milliards de francs CFA, sur la période 2025-2030. Le dispositif vise notamment l’accès universel à l’électricité, l’accès des ménages à des solutions de cuisson propre, une part de 45 % d’énergies renouvelables dans le mix énergétique et la viabilité financière du secteur.
Le Pacte ivoirien a été présenté en janvier 2025 au Sommet africain de l’énergie de Dar es Salaam. En juin 2025, le gouvernement a créé un Comité national de suivi et d’évaluation chargé de suivre les projets, réformes et indicateurs inscrits dans cette feuille de route.
Mission 300 est une initiative conjointe de la Banque mondiale et de la Banque africaine de développement qui vise à donner accès à l’électricité à 300 millions de personnes supplémentaires en Afrique d’ici à 2030. Les pactes nationaux doivent servir de cadre pour hiérarchiser les infrastructures, les réformes et les besoins de financement dans les pays participants.
La BAD avait annoncé fin juillet une série d’ateliers nationaux de soutien à la mise en œuvre de ces pactes, après une première session au Kenya, avec la Côte d’Ivoire parmi les pays prévus dans ce programme aux côtés notamment du Ghana, du Sénégal, de la Sierra Leone et du Botswana.
