Le danseur et entertainer nigérian Poco Lee est attendu ce mardi 15 septembre devant la Snaresbrook Crown Court, à Londres, pour une audience de plaider-coupable ou non et de préparation du procès. Le parquet britannique a confirmé ces derniers jours que la procédure restait active, malgré des messages circulant sur les réseaux sociaux annonçant sa libération et l’abandon de l’affaire.
Le Crown Prosecution Service (CPS) a indiqué à Punch le 12 septembre que l’affaire était toujours en cours et qu’Iweh Odinaka, de son vrai nom, demeurait inscrit au rôle de l’audience du 15 septembre. Le parquet n’a en revanche pas précisé publiquement s’il se trouvait toujours en détention ou s’il avait été remis en liberté sous caution.
Des proches de l’artiste et plusieurs comptes sur les réseaux sociaux avaient affirmé qu’il avait quitté la prison et que la plaignante aurait renoncé à la procédure. Ces affirmations n’ont pas été confirmées par la Snaresbrook Crown Court ni par le CPS. Le parquet britannique a au contraire maintenu que le dossier n’était pas clos.
Selon les informations communiquées fin août par l’administration de la Snaresbrook Crown Court à plusieurs médias nigérians, Poco Lee fait face à cinq chefs d’accusation : une tentative de viol, deux accusations de viol et deux accusations d’agression par pénétration. Les faits allégués auraient eu lieu à Tower Hamlets, dans l’est de Londres, en juillet 2026.
L’audience prévue ce mardi est une Plea and Trial Preparation Hearing, une étape préalable au procès au cours de laquelle la position du prévenu et l’organisation de la suite de la procédure peuvent être examinées. Il ne s’agit pas du procès au fond.
L’équipe de Poco Lee avait appelé fin août le public et les médias à ne pas ajouter à l’affaire des éléments non contenus dans les accusations officielles. Elle avait notamment contesté la circulation de récits non vérifiés autour d’un supposé « drink spiking » et insisté sur le respect de la procédure judiciaire.
Une restriction de publication protège l’identité de la plaignante. Poco Lee n’a été reconnu coupable d’aucune infraction dans cette affaire et bénéficie de la présomption d’innocence tant que la justice britannique n’a pas statué.





