Le bilan du naufrage d’une pirogue transportant des candidats à la migration irrégulière au large de Kébémer, dans le nord-ouest du Sénégal, est passé dimanche 8 novembre à 34 morts, après la récupération de nouveaux corps, selon l’Agence de presse sénégalaise qui cite une source officielle.
Le ministère de l’Intérieur avait annoncé 21 morts et un rescapé au soir du samedi 7 novembre. Treize décès supplémentaires ont donc été recensés depuis ce premier bilan, tandis que le nombre total de personnes qui se trouvaient à bord demeure inconnu.
Une seule personne a été retrouvée en vie et un nombre indéterminé de passagers reste porté disparu. Les services de l’État poursuivent les recherches sur le littoral de Lompoul et dans les environs du département de Kébémer.
La gouverneure de la région de Louga, Ndèye Nguénar Mbodj, s’est rendue dimanche sur les sites concernés afin de suivre l’identification et la conservation des corps. Les autorités n’ont pas encore communiqué les circonstances précises du chavirement.
Le président sénégalais Bassirou Diomaye Faye a indiqué que les moyens de l’État étaient mobilisés pour retrouver les disparus, prendre en charge le rescapé et accompagner les familles. Il a également annoncé la poursuite de la lutte contre les organisateurs de ces traversées.
La route atlantique reliant les côtes ouest-africaines aux îles Canaries demeure l’une des voies migratoires maritimes les plus meurtrières. L’organisation espagnole Caminando Fronteras a recensé 635 morts sur cet itinéraire pendant les cinq premiers mois de 2026, selon l’Associated Press.
Le ministre sénégalais de l’Intérieur et de la Sécurité publique, Mouhamadou Makhtar Cissé, doit se rendre à Kébémer lundi 9 novembre, alors que les opérations de recherche se poursuivent.





