NSIA Banque Côte d’Ivoire a dégagé un bénéfice net de 14,5 milliards de FCFA au premier semestre 2026, en baisse de 11 % sur un an, malgré une hausse de 6 % de son produit net bancaire à 53,7 milliards, selon ses comptes publiés vendredi 23 octobre à Abidjan.
La banque attribue principalement le recul du bénéfice au renforcement de la couverture de certains crédits. Le coût net du risque est passé de 4,2 milliards de FCFA à 6,5 milliards sur un an après une revue approfondie du portefeuille, tandis que le résultat brut d’exploitation progressait de 5 % pour atteindre 22,8 milliards.
Cette évolution contraste avec la dynamique des revenus. La marge d’intérêts a augmenté de 9 % à 37,4 milliards de FCFA, soutenue notamment par une progression de 30 % des revenus du portefeuille de titres. Les commissions ont atteint 16,3 milliards, en hausse de 1 %.
Les frais de gestion ont cependant avancé de 7 % à 30,8 milliards de FCFA. Le coefficient d’exploitation, qui rapporte ces charges au produit net bancaire, s’est établi à 57,4 %, contre 56,9 % un an plus tôt.
Au bilan, les dépôts de la clientèle ont atteint 2 225,4 milliards de FCFA fin juin, soit 15 % de plus sur un an mais 1 % de moins qu’à fin décembre. Les dépôts à terme ont progressé de 9 % et les comptes d’épargne de 5 %, alors que les dépôts de garantie ont reculé de 12 %.
Les engagements sur la clientèle se sont repliés de 7 % sur six mois, à 1 699,1 milliards de FCFA. Le rapport explique cette baisse notamment par le dénouement d’avances de campagne, dont l’encours a chuté de 70 %, ainsi que par la contraction des lignes d’escompte et des avances à long terme.
Le total du bilan est resté presque stable par rapport à fin 2025, à 3 071,5 milliards de FCFA, tout en progressant de 13 % sur un an. Les capitaux propres hors résultat du semestre ont augmenté de 11 % pour atteindre 214,3 milliards.
NSIA Banque Côte d’Ivoire prévoit pour le second semestre de poursuivre son développement commercial, d’élargir son offre de financement et de renforcer la qualité de son portefeuille. Les chiffres du premier semestre ont fait l’objet d’une revue limitée par les commissaires aux comptes.





