La Côte d’Ivoire a amélioré les résultats de ses élèves du primaire en lecture et en mathématiques entre 2019 et 2024, selon l’évaluation PASEC 2024 rendue publique jeudi 22 octobre à Dakar par la Conférence des ministres de l’Éducation des États et gouvernements de la Francophonie.
En fin de primaire, la proportion d’élèves atteignant le seuil minimal de compétences est passée de 40,4 % à 46 % en lecture. En mathématiques, elle a progressé de 17,2 % à 23 %. Ces deux hausses, proches de six points, interviennent alors que le PASEC signale un recul moyen des acquis de fin de primaire dans les pays évalués.
La progression apparaît plus marquée au début du cycle. En lecture au CP2, la part des élèves au-dessus du seuil suffisant est montée de 33 % à 47 %, soit un gain de 14 points. En mathématiques au même niveau, environ deux élèves sur trois atteignent ce seuil, une proportion proche de celle observée en 2019.
Les résultats au collège, évalué pour la première fois dans ce cycle, présentent un tableau plus contrasté. En classe de troisième, 51 % des élèves ivoiriens atteignent le seuil retenu en français, contre une moyenne de 33 % pour l’ensemble des pays participants. En mathématiques, la proportion ivoirienne s’établit à 17 %, soit quatre points sous la moyenne de 21 %.
L’évaluation porte aussi sur les enseignants du primaire. En compréhension de l’écrit, 72 % des enseignants ivoiriens atteignent le seuil de compétences, contre 43 % en moyenne dans les pays étudiés. En mathématiques, les proportions sont respectivement de 28 % et de 21 %.
Le PASEC mesure les apprentissages sur une échelle commune afin de comparer les résultats entre pays et entre cycles d’évaluation. L’édition 2024 a concerné 16 États et distingue les élèves qui maîtrisent le niveau minimal attendu de ceux qui ne l’ont pas encore atteint.
Le ministère ivoirien de l’Éducation attribue cette évolution à plusieurs réformes engagées depuis les États généraux de l’éducation, notamment sur le temps d’apprentissage, les programmes et la formation des enseignants. Les données publiées mesurent toutefois des résultats et ne permettent pas, à elles seules, d’établir la part de chaque réforme dans les progrès constatés.





