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dimanche 1 novembre 2026
Société

Le ministère de la Justice réfute les accusations visant le Pôle pénal économique

Le ministère ivoirien de la Justice rejette les accusations de corruption visant le PPEF et précise que la présence du FBI relève d’une coopération sur la sextorsion et le blanchiment.

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Le Palais de justice d’Abidjan, siège de juridictions ivoiriennes
Le Palais de justice d’Abidjan, le 24 septembre 2023. Photo d’archive : Alex Sirac / Wikimedia Commons, CC BY 4.0 (https://creativecommons.org/licenses/by/4.0/). Image réduite et convertie en WebP.

Le ministère ivoirien de la Justice a réfuté samedi 31 octobre 2026 à Abidjan les accusations visant le Pôle pénal économique et financier, publiées la veille par le magazine Jeune Afrique. Le communiqué signé par le garde des Sceaux Jean Sansan Kambilé affirme que les allégations sur un réseau présumé de corruption et d’extorsion au sein de cette juridiction ne reposent sur aucun fondement.

Le ministère assure qu’aucun service américain n’a saisi la Côte d’Ivoire au sujet d’une telle affaire. Il dément également l’existence d’une enquête de la gendarmerie visant des membres du PPEF à partir d’informations qui auraient été transmises par le FBI.

La présence d’agents américains auprès de la juridiction est cependant confirmée dans un autre cadre. Selon le communiqué, elle relève d’une coopération judiciaire consacrée à la sextorsion et au blanchiment de capitaux, avec une équipe réunissant le PPEF, ses enquêteurs, des procureurs américains et des agents du FBI.

Le ministère indique que cette collaboration a permis de traiter plusieurs affaires impliquant des victimes américaines, dont certaines se sont suicidées, puis d’obtenir des arrestations et des condamnations à de lourdes peines de prison. Il présente les visites de représentants américains au PPEF comme le suivi de ces dossiers et des procédures engagées en Côte d’Ivoire.

Jeune Afrique avait fait état vendredi d’investigations liées à un réseau présumé de corruption, d’extorsion et de trafic d’influence dans l’environnement du PPEF. Ces affirmations restent des accusations contestées par le gouvernement. Connectionivoirienne, qui a examiné le démenti, relève que le communiqué ne répond pas séparément à chacun des faits allégués, notamment une interpellation et une perquisition présumées. Aucun de ces éléments non détaillés n’est pour autant confirmé.

La mise au point intervient au lendemain du retrait de la Côte d’Ivoire de la liste grise du Groupe d’action financière. Le ministère attribue une part de ce résultat au travail du PPEF dans la lutte contre le blanchiment de capitaux et le financement du terrorisme.

Le communiqué précise enfin que la coopération avec les autorités américaines se poursuit dans le cadre de la lutte contre la cybercriminalité financière. Le ministère ne fait état d’aucune procédure officielle visant le PPEF comme institution.

Oumar Sidibé

Les articles publiés sous la signature Oumar Sidibé sur BeNews portent notamment sur les célébrités, le football et la musique.

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