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dimanche 18 octobre 2026
Santé

Le Kenya compte sept cas d’Ebola après quatre nouvelles infections

Trois soignants et un proche du premier patient figurent parmi les cas annoncés samedi, tous détectés alors qu’ils étaient déjà en quarantaine.

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Des soignants vérifient leurs équipements de protection contre Ebola lors d’une formation
Photo d’archives montrant le contrôle d’équipements de protection contre Ebola lors d’une formation en 2014. https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Checking_Personal_Protective_Equipment_(PPE)_in_the_fight_against_Ebola_(15650272810).jpg

Le Kenya a confirmé samedi 17 octobre quatre nouvelles infections par le virus Ebola de type Bundibugyo, portant le bilan national à sept cas, dont un décès. Les nouveaux patients comprennent trois professionnels de santé qui avaient pris en charge le premier malade et un homme de sa famille, selon le ministère kényan de la Santé et l’Africa CDC.

Les quatre personnes étaient déjà placées en quarantaine lorsqu’elles ont présenté de la fièvre, premier symptôme relevé par les autorités. Elles ont été isolées, testées positives par le laboratoire national de référence en virologie et l’Institut kényan de recherche médicale, puis admises dans un centre de traitement désigné où elles reçoivent des soins de soutien.

Le ministère affirme qu’aucun élément ne signale pour l’instant une transmission dans la population générale. Sur les 130 contacts identifiés autour du premier patient, 128 ont été retrouvés et placés en quarantaine, soit 98,5 % du total. Les équipes sanitaires cherchent encore les deux autres personnes et suivent les contacts pendant vingt et un jours.

Les trois soignants, deux hommes de 29 et 35 ans et une femme de 32 ans, avaient pris en charge le premier patient les 3 et 4 octobre. Ils étaient en quarantaine depuis le 9 octobre. Le proche du malade décédé faisait l’objet du même suivi depuis le 6 octobre, ce qui a permis de repérer rapidement les premiers symptômes, selon les autorités.

Le premier cas concernait un Kényan de 40 ans qui vivait en République démocratique du Congo. Il était arrivé à Nairobi le 3 octobre après avoir transité par l’Ouganda et est mort dans la nuit du 5 octobre. Les deuxième et troisième cas, confirmés les 14 et 16 octobre, concernaient deux membres de sa famille âgés de 39 et 65 ans. Ils étaient dans un état stable lors de la dernière communication officielle.

L’Africa CDC a annoncé poursuivre son appui au Kenya pour la surveillance, la coordination technique, la communication sur les risques et l’engagement communautaire. L’agence sanitaire continentale a également insisté sur la protection des soignants, alors que trois d’entre eux figurent parmi les nouvelles infections.

Selon l’Organisation mondiale de la Santé, Ebola ne se transmet pas par l’air. La contamination survient par contact direct avec le sang ou les liquides biologiques d’une personne malade ou décédée, ainsi qu’avec du matériel souillé. Il n’existe pas encore de vaccin homologué ni de traitement spécifique contre la souche Bundibugyo, même si des essais sont en cours en République démocratique du Congo.

Les autorités kényanes maintiennent le risque pour le grand public à un niveau faible et n’ont annoncé aucune restriction concernant les voyages, le commerce ou les rassemblements. La surveillance aux points d’entrée a cependant été renforcée depuis l’apparition du premier cas lié à l’épidémie en cours en République démocratique du Congo.

Murielle Gnahoré

Les articles publiés sous la signature Murielle Gnahoré sur BeNews portent notamment sur les célébrités, la musique et le football.

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