Les représentants de 28 pays membres d’AfricaRice ont ouvert mercredi 4 novembre à Abidjan une session ministérielle consacrée à la compétitivité du riz produit sur le continent et à la réduction de la dépendance aux importations.
Le ministre ivoirien de l’Enseignement supérieur et de la Recherche scientifique, Adama Diawara, a appelé à renforcer la recherche appliquée, la transformation locale et la commercialisation. Il représentait le Premier ministre Robert Beugré Mambé à l’ouverture de la 34e session ordinaire du Conseil des ministres d’AfricaRice.
La production ivoirienne couvre actuellement environ 47 % des besoins nationaux en riz, selon le ministre. Cette proportion place l’amélioration des rendements, de la qualité et des circuits de vente au centre des travaux organisés jusqu’au 6 novembre.
Le directeur général d’AfricaRice, Babacar Mané, a rappelé que l’institution, créée dans les années 1970 par onze pays, en compte désormais 28. Elle accompagne les États dans leurs politiques de développement rizicole et dans la recherche de l’autosuffisance.
Le président du conseil d’administration, Emmanuel Sackey, a annoncé un budget de plus de 35 millions de dollars ainsi que la préparation d’une stratégie couvrant la période 2027-2035. Il a demandé aux États membres de verser leurs contributions pour soutenir les programmes de recherche.
La réunion associe des ministres, les responsables des systèmes nationaux de recherche agricole, des acteurs privés et des partenaires au développement. La Côte d’Ivoire et la République démocratique du Congo doivent aussi présenter des avancées scientifiques et des produits rizicoles.
Le programme prévoit une exposition consacrée aux filières ivoirienne et congolaise le 5 novembre, avant la session plénière du Conseil des ministres d’AfricaRice le 6 novembre.





