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vendredi 6 novembre 2026
Économie

À Zokoguhé, un projet d’usine de caoutchouc passe à l’enquête publique

L’unité envisagée près de Daloa traiterait 25 000 tonnes par an et emploierait environ 100 personnes. Les habitants peuvent formuler leurs observations jusqu’au 18 novembre.

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Collecte de latex sur un hévéa en Côte d’Ivoire
Hévéa saigné pour la collecte du latex en Côte d’Ivoire. Photo Houaito Affo Daniel, CC BY-SA 4.0 via Wikimedia Commons.

La préfecture de Daloa a ouvert jeudi 5 novembre 2026 une enquête publique sur le projet d’usine de caoutchouc naturel qu’Ivorian Rubber Company envisage d’implanter à Zokoguhé, dans le Haut-Sassandra. La consultation doit recueillir les observations des populations avant la poursuite de la procédure environnementale.

L’unité projetée aurait une capacité annuelle de 25 000 tonnes et créerait environ 100 emplois directs au démarrage, selon les éléments présentés lors de la restitution de l’étude d’impact environnemental et social. Son coût est estimé à 290 millions de francs CFA.

Le site transformerait des fonds de tasse, c’est-à-dire du latex coagulé recueilli dans les plantations, en caoutchouc techniquement spécifié de type TSR-10. Ce produit semi-fini est ensuite destiné à la commercialisation auprès d’industries qui l’utilisent notamment pour fabriquer des pneumatiques et d’autres produits en caoutchouc.

Le rapport d’impact a été présenté à la préfecture de Daloa sous la présidence du secrétaire général de préfecture, Yaya Bamba. L’enquête publique se poursuit jusqu’au 18 novembre afin que les riverains et les autres personnes concernées puissent faire connaître leurs préoccupations sur l’implantation de l’unité.

Ivorian Rubber Company est une société ivoirienne constituée en mars 2019. Son avis de constitution publié par le Centre de promotion des investissements en Côte d’Ivoire mentionne parmi ses activités l’achat, la transformation, la collecte, le traitement et la vente du caoutchouc.

Le projet s’inscrit dans une filière dont la capacité de première transformation a fortement progressé. Le portail officiel de promotion de l’économie ivoirienne recense 47 unités opérationnelles en 2024, avec une capacité installée de 1,8 million de tonnes par an et 1,56 million de tonnes effectivement transformées.

Cette même source évalue à 92,7 % la part du caoutchouc sec transformée en granulés en 2024, contre 79,3 % un an plus tôt. La deuxième transformation, qui aboutit à des produits finis, ne représentait toutefois que 2 % de l’activité. Quarante-six projets de nouvelles usines ou d’extension de capacités étaient alors recensés.

Aucun calendrier de construction ou de mise en service n’a été annoncé lors de la présentation à Daloa. À ce stade, la procédure ouverte permet aux populations de transmettre leurs observations jusqu’au 18 novembre.

Lamine Sylla

Les articles publiés sous la signature Lamine Sylla sur BeNews portent notamment sur les célébrités, le football et la musique.

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