Quelque 3 000 femmes de la région du Gbêkê sont ciblées par une campagne gratuite de dépistage du cancer du sein et du col de l’utérus annoncée vendredi 6 novembre et déployée pendant trois jours à Bouaké, Botro, Sakassou et Béoumi.
La campagne couvre Bouaké, Botro, Sakassou et Béoumi. Elle est conduite par le Programme national de lutte contre le cancer avec la Coalition des organisations de lutte contre le cancer et le laboratoire Roche.
Les participantes peuvent être examinées pour les deux cancers féminins visés par l’opération. Les organisateurs cherchent à rapprocher le dépistage des populations afin de détecter plus tôt les lésions ou les cas suspects et d’orienter les femmes vers les structures de prise en charge.
Le docteur Soltier Coulibaly, directeur de cabinet adjoint du ministère de la Santé, a indiqué que quatorze mammographes avaient été acquis et déployés dans plusieurs établissements sanitaires du pays. Le programme Gbekê Rose prévoit aussi le recours à une mammographie mobile pour atteindre les localités éloignées des grands centres de soins.
Les données de Globocan 2022 reprises par le ministère de la Santé font état de 2 360 nouveaux cas de cancer du col de l’utérus et de 1 461 décès par an en Côte d’Ivoire. Cette maladie est classée au troisième rang des cancers les plus fréquents chez les femmes dans le pays.
Entre 2021 et 2023, plus de 40 000 femmes ont été dépistées dans quatre régions, dont le Gbêkê, dans le cadre d’un programme appuyé par l’Organisation mondiale de la Santé. Près de 90 % des tests de dépistage du cancer du col de l’utérus y avaient été réalisés par auto-prélèvement.
Le représentant du ministère a cité le centre de radiothérapie de Cocody ainsi que les centres hospitaliers universitaires de Treichville et de Bouaké parmi les structures spécialisées disponibles. Il a également annoncé le projet d’un nouveau centre d’oncologie consacré à la prise en charge des femmes.





