Le président du Paris Saint-Germain et de beIN Media Group, Nasser Al-Khelaïfi, est visé en France par une enquête préliminaire pour suspicion de prise illégale d’intérêts liée aux négociations des droits télévisés de la Ligue 1 en 2024, a confirmé dimanche le parquet de Paris. L’intéressé et beIN contestent tout conflit d’intérêts.
Les investigations ont été ouvertes le 24 avril et confiées à la Brigade financière anticorruption (BFAC), après un signalement transmis le 3 mars par l’association Anticor. Elles portent notamment sur le rôle qu’aurait pu jouer Nasser Al-Khelaïfi lors des discussions de la Ligue de football professionnel autour de l’attribution des droits de diffusion du championnat.
En juillet 2024, beIN Sports avait présenté une offre de 100 millions d’euros pour diffuser un match de Ligue 1 par journée, en complément du lot principal proposé par DAZN. Anticor affirme qu’une réunion préparatoire de la LFP, organisée le lendemain de l’offre de beIN, soulève la question d’un possible conflit entre les fonctions de Nasser Al-Khelaïfi au sein de la Ligue et ses responsabilités à la tête du groupe audiovisuel.
À ce stade, aucune infraction n’est établie. L’ouverture d’une enquête préliminaire signifie que les enquêteurs cherchent à vérifier les faits signalés et ne constitue pas une déclaration de culpabilité.
Nasser Al-Khelaïfi et beIN rejettent les soupçons. Reuters rapporte qu’une source au fait du dossier affirme que le dirigeant s’est récusé de la quasi-totalité des réunions du conseil d’administration de la LFP au cours de l’année écoulée et n’a pas participé aux réunions portant sur des sujets concernant beIN.
Dans une lettre adressée en février au Conseil national de l’éthique et de la déontologie de la Fédération française de football, consultée par Reuters, beIN a également soutenu que Nasser Al-Khelaïfi n’exerce aucune responsabilité exécutive ou opérationnelle au sein du groupe, celles-ci revenant au directeur général Yousef Al-Obaidly.





