Un homme de 24 ans a tué six personnes et en a blessé seize, assaillant compris, samedi 7 novembre vers 15 heures sur la place du marché de Cracovie, dans le sud de la Pologne, avant d’être blessé puis arrêté par la police, selon le gouvernement polonais.
Masqué et vêtu d’une tenue de type militaire, le tireur présumé a pénétré en voiture sur la place Rynek Główny et a ouvert le feu sur des passants. Il a aussi tiré en direction d’un tramway sans faire de victime à bord. Les premiers policiers sont arrivés moins de trois minutes après l’alerte et un échange de tirs a suivi.
Deux policiers ont été grièvement blessés pendant l’intervention. Le gouverneur de la région de Petite-Pologne a indiqué dimanche matin que toutes les personnes opérées dans six hôpitaux de la ville avaient survécu à la nuit. Les autorités ont mobilisé une trentaine de patrouilles au plus fort de l’opération.
Les six personnes tuées sont quatre femmes et deux hommes. Quatre étaient polonaises, une victime était britannique et la nationalité de la sixième n’avait pas encore été rendue publique dimanche, selon l’Associated Press. Plusieurs ressortissants étrangers figurent également parmi les blessés.
Les enquêteurs ont découvert trois autres corps au domicile familial du suspect, ceux de son père, de sa mère et de sa sœur. La police estime qu’ils ont été tués par balle avant l’attaque du centre-ville, mais les circonstances exactes de ces morts restent à établir.
Le suspect, qui n’était pas connu des services de police et détenait une autorisation de possession d’armes, est resté hospitalisé après une opération. Le ministre de l’Intérieur Marcin Kierwiński a déclaré que des éléments recueillis indiquaient une fascination pour des idées d’extrême droite. Les autorités n’ont toutefois pas établi de mobile et l’enquête doit déterminer s’il a agi seul.
Le parquet examine les meurtres et les tirs contre les policiers dans le cadre d’une infraction terroriste présumée. Le Premier ministre Donald Tusk a qualifié l’attaque d’acte de terrorisme, tandis que les autorités ont demandé au public de s’en tenir aux informations officielles pendant l’enquête.
Le président Karol Nawrocki a décrété deux jours de deuil national les 8 et 9 novembre. Les drapeaux doivent être mis en berne sur les bâtiments publics et les médias sont appelés à adapter leurs programmes en hommage aux victimes.





