Au moins 100 militaires maliens et cinq membres russes de l’Africa Corps ont été tués le 10 septembre 2026 lors de l’attaque du camp militaire de Dioura, dans le centre du Mali, selon un nouveau bilan établi par l’AFP à partir de sources militaire, sécuritaire et locale. Ce chiffre, publié le 18 septembre, revoit nettement à la hausse les premières estimations et place l’assaut parmi les plus meurtriers subis récemment par l’armée malienne.
L’état-major malien a confirmé qu’une attaque menée par des groupes armés avait visé le secteur de Dioura le 10 septembre. Sur son site officiel, l’armée a ensuite fait état d’opérations de riposte et de sécurisation dans la zone, sans publier de bilan de ses propres pertes.
Le Groupe de soutien à l’islam et aux musulmans, affilié à Al-Qaïda, a revendiqué l’attaque. Selon l’Associated Press, le groupe affirme avoir tué 150 soldats maliens et capturé 93 autres militaires. Ces chiffres revendiqués par le JNIM n’ont pas été vérifiés de manière indépendante et diffèrent du bilan recueilli par l’AFP.
Les sources citées par l’AFP font également état de la mort de cinq membres russes de l’Africa Corps, engagé aux côtés des forces maliennes. Là encore, l’armée malienne n’a pas communiqué de bilan officiel détaillé sur les pertes parmi ses soldats ou ses partenaires russes.
Après l’assaut, les FAMa ont annoncé plusieurs opérations aéroterrestres dans le secteur de Dioura. L’Agence malienne de presse, relayant l’état-major, a indiqué le 14 septembre que des groupes armés avaient été ciblés à l’ouest de la ville et que les opérations de surveillance et de reconnaissance se poursuivaient.
L’attaque de Dioura intervient dans un contexte de forte pression sécuritaire dans le centre et le nord du Mali, où le JNIM a multiplié ces derniers mois les offensives contre les positions de l’armée. Les autorités maliennes n’ont, à ce stade, pas publié de bilan consolidé des pertes du 10 septembre.
