Trente-sept personnes arrêtées pour des soupçons d’exploitation minière illégale sont mortes jeudi 17 septembre 2026 alors qu’elles étaient détenues par le Nigeria Security and Civil Defence Corps (NSCDC) dans l’État du Niger, au centre du Nigeria. Les autorités ont ouvert des enquêtes pour établir les circonstances et la cause exacte des décès.
Le gouverneur de l’État du Niger, Mohammed Umaru Bago, a confirmé le bilan de 37 morts. Les victimes faisaient partie de plusieurs dizaines de personnes interpellées les 15 et 16 septembre lors d’opérations menées notamment dans les localités de M.I. Wushishi et Lukoto, selon le NSCDC.
Le commandement du NSCDC dans l’État du Niger a évoqué à titre provisoire une possible maladie, tout en précisant que les corps avaient été transférés à l’hôpital général de Minna pour des examens médicaux. Aucune cause définitive n’était établie vendredi matin.
Le corps de défense civile a parallèlement mis en place une équipe d’enquête chargée d’examiner les conditions d’arrestation, de détention et de prise en charge médicale. La police a également annoncé des investigations sur ces décès.
Cette version officielle est contestée par au moins un survivant interrogé par l’Associated Press, qui affirme que les détenus étaient entassés dans une cellule mal ventilée et que certains auraient suffoqué. Cette affirmation n’a pas été confirmée de manière indépendante et fait partie des éléments que les enquêtes doivent vérifier.
Le gouverneur Bago a déclaré trois jours de deuil dans l’État et annulé un rassemblement politique prévu samedi à Minna. Les autorités ont appelé les familles des victimes et les témoins à coopérer avec les enquêteurs.
L’exploitation minière artisanale et illégale fait l’objet d’opérations de contrôle renforcées au Nigeria. Dans l’État du Niger, riche en or et en autres minerais, les autorités fédérales et locales mènent régulièrement des arrestations contre des sites opérant sans autorisation.
