Les raisons qui poussent une personne célibataire à vouloir une relation sont associées au type d’objectif amoureux qu’elle poursuit. Une étude publiée le 5 août 2026 dans Social Psychological and Personality Science, menée auprès de 4 019 adultes célibataires âgés de 18 à 39 ans, montre notamment que les motivations tournées vers le plaisir d’être en relation ou la valeur personnelle accordée au couple sont davantage liées à la qualité de la relation recherchée.
Les chercheurs Laura Hawkins, Serena Thapar, Will Ryan et Geoff MacDonald ont demandé aux participants d’indiquer leurs motivations et jusqu’à trois objectifs relationnels pour les six mois suivants. Environ 12 000 réponses ont ensuite été regroupées en 41 catégories, parmi lesquelles aller à des rendez-vous, construire une intimité émotionnelle, rechercher une relation engagée ou rester célibataire. Six mois plus tard, 3 176 participants ont évalué leurs progrès.
Les célibataires présentant une motivation dite intrinsèque, c’est-à-dire liée au plaisir d’être dans une relation, étaient plus susceptibles de citer le fait de s’amuser, de construire une intimité émotionnelle ou d’entrer dans une relation saine. Ceux qui accordaient personnellement une forte valeur au couple étaient, eux, davantage associés à la recherche d’un engagement stable et durable.
Un autre profil apparaît chez les personnes davantage motivées par l’image de soi, la fierté d’être en couple ou la crainte de se sentir en échec sans partenaire. Ces motivations étaient plus souvent associées au fait d’aller à des rendez-vous, de socialiser, d’améliorer son apparence ou sa confiance en soi et, plus largement, d’entrer dans une relation sans que sa qualité soit précisée.
Dans le même temps, ces motivations liées à la validation personnelle étaient moins souvent associées à certains objectifs de qualité relationnelle, comme construire une intimité, partager des expériences, trouver une relation saine ou envisager une vie commune. Elles étaient aussi liées à une progression déclarée plus faible vers les objectifs amoureux au terme des six mois de suivi.
Une étude qui ne prédit pas la réussite amoureuse
La pression extérieure donnait un résultat plus limité : elle était surtout associée au fait d’aller à des rendez-vous. À l’inverse, les personnes peu ou pas motivées à chercher une relation étaient davantage susceptibles d’indiquer vouloir rester célibataires ou ne pas avoir d’objectif amoureux, un rappel que le célibat peut aussi correspondre à un choix activement poursuivi.
Les auteurs soulignent plusieurs limites. Les résultats reposent sur des déclarations des participants et décrivent des associations, sans démontrer qu’une motivation provoque directement un type de relation ou un niveau de réussite. L’étude n’a pas non plus testé systématiquement les différences selon le genre, l’orientation sexuelle, l’âge ou la région, et certains objectifs, comme rester célibataire, sont plus faciles à atteindre seul que la construction d’une relation qui dépend d’une autre personne.





