L’ancienne Première dame ivoirienne Simone Ehivet Gbagbo a qualifié de « prisonniers politiques » les personnes qu’elle affirme être encore détenues après les violences liées à la présidentielle de 2025, dans un entretien diffusé vendredi 18 septembre par France 24. Elle a appelé à leur libération, estimant que la poursuite des arrestations entretient les tensions politiques.
La présidente du Mouvement des générations capables (MGC) affirme que près de 1 500 personnes arrêtées en lien avec la séquence électorale resteraient incarcérées. Ce chiffre, avancé par Simone Gbagbo dans l’entretien, n’a pas pu être confirmé de manière indépendante à partir des données publiques disponibles. Il doit donc être considéré comme une estimation de l’opposition et non comme un bilan officiel.
Ses déclarations interviennent quelques jours après le placement sous mandat de dépôt de Justin Koné Katinan, vice-président du PPA-CI, et l’annonce par le procureur Braman Oumar Koné, le 16 septembre, de poursuites et d’un mandat d’arrêt contre Me Habiba Touré, porte-parole du PPA-CI. Le parquet rattache ces procédures à des faits présumés commis pendant la période électorale de 2025.
Justin Koné Katinan fait l’objet d’une information judiciaire portant notamment sur des qualifications d’actes terroristes, de complot contre l’autorité de l’État et de participation à un mouvement insurrectionnel. Ces chefs d’accusation relèvent de la procédure en cours et ne préjugent pas de sa culpabilité.
Dans l’entretien, Simone Gbagbo a dit regretter que les procédures se poursuivent après le scrutin et a estimé qu’elles pèsent sur l’apaisement politique. Elle a également défendu une réforme de l’organe chargé d’organiser les élections, qu’elle souhaite indépendant des partis politiques et du gouvernement.
L’ancienne Première dame, qui dirige le MGC, séjourne actuellement en France. Elle a indiqué poursuivre des consultations avec plusieurs formations de l’opposition sur l’avenir du système électoral et la recomposition de l’opposition ivoirienne.



