Isbae U n’a pas trouvé sa voie en un seul essai. Passé par la musique, le rap, le jeu et les sketches, le créateur nigérian raconte aujourd’hui le déclic qui l’a conduit vers « Curiosity Made Me Ask », son format d’entretiens devenu l’une de ses signatures.
Dans une séquence de The Morayo Show diffusée cette semaine, Adebayo Ridwan Abidemi, connu sous le nom d’Isbae U, revient sur une période où il cherchait encore sa place dans le divertissement. Avant de s’installer face aux célébrités, il avait testé plusieurs terrains, de la chanson à la comédie.
Ce parcours en zigzag ne l’a pas découragé. Il lui a surtout fait comprendre qu’il ne voulait plus être perçu comme un créateur de sketches parmi tant d’autres. Le jeune homme dit avoir voulu sortir de ce qu’il considérait comme une forme de facilité et construire un concept immédiatement identifiable.
Une inspiration venue de Zach Galifianakis
Le déclic est venu d’un souvenir : « Between Two Ferns », la fausse émission d’interviews portée par l’acteur américain Zach Galifianakis, célèbre pour ses questions volontairement gênantes et son humour à froid. Isbae U explique avoir aimé cette manière de bousculer les codes de l’entretien classique, avant de l’adapter à son propre univers.
« Curiosity Made Me Ask » repose ainsi sur une tension assumée : des invités connus, des questions inattendues et un ton sarcastique qui peut les surprendre autant qu’il amuse le public. Le format lui a permis de recevoir des personnalités aussi différentes que l’ancien président Olusegun Obasanjo, l’acteur Pete Edochie ou encore l’artiste Charly Boy.
Le récit d’Isbae U est également rapporté par The Punch, Vanguard et Pulse Nigeria. Les trois médias replacent ses confidences dans le même entretien télévisé.
Le trac n’a pas complètement disparu
Derrière l’assurance du présentateur, le trac reste là, surtout lorsqu’il reçoit des invités plus âgés et plus expérimentés. Isbae U reconnaît que ces rencontres peuvent l’impressionner, même si l’accueil de ses interlocuteurs l’aide généralement à garder le ton qui a fait le succès de son émission.
Cette évolution ne signifie pas qu’il a abandonné la création de sketches. Le comédien assure continuer à écrire, parfois dans l’ombre, pour d’autres créateurs. Il souhaite également explorer de nouveaux formats, sans renoncer à l’identité qu’il a patiemment construite devant la caméra.
Son passage chez Morayo Afolabi-Brown a d’ailleurs offert un joli renversement des rôles. Habitué à déstabiliser ses invités, Isbae U s’est retrouvé, cette fois, soumis aux piques de l’animatrice. Une preuve que son propre jeu d’intervieweur fonctionne encore mieux quand il accepte, avec le sourire, d’en devenir la cible.





