Quelque 410 000 personnes ont manifesté samedi 24 octobre 2026 à travers la France contre le coût de la vie, les inégalités et la dégradation des services publics, selon le ministère de l’Intérieur, tandis que 135 interpellations ont été recensées au terme d’une journée marquée par des heurts sporadiques.
À Paris, les autorités ont compté environ 110 000 participants. Le cortège est resté largement pacifique avant des affrontements près de son point d’arrivée, où les forces de l’ordre ont utilisé du gaz lacrymogène et des canons à eau contre de petits groupes qui lançaient des projectiles.
La CGT a évalué la participation nationale à près de 800 000 personnes, soit presque le double du chiffre officiel. La contestation, partie en septembre de mobilisations lycéennes sur les conditions d’enseignement, s’est élargie aux salaires, au logement, aux retraites et à la hausse des prix.
Le gouvernement avait mobilisé 70 000 policiers et gendarmes dans tout le pays, avec des unités spécialisées, des véhicules blindés, des hélicoptères et des drones. Des stations de métro, des commerces et plusieurs institutions culturelles avaient fermé préventivement dans la capitale.
La veille, le ministère de l’Intérieur avait demandé aux préfets d’évaluer les parcours déclarés, de protéger les commerces et de contrôler les flux dans les gares et sur les axes de circulation. Il avait également annoncé le déploiement de moyens du RAID, de la BRI et du GIGN.
Ce dispositif renforcé faisait suite aux violences du 17 octobre dans plusieurs villes françaises. Le ministère de l’Intérieur avait alors signalé des attaques contre des bâtiments publics, des pillages de commerces et des affrontements avec les forces de l’ordre.
Les organisateurs ont annoncé de nouvelles mobilisations pour le samedi 31 octobre.





