Le Kenya a annoncé vendredi 23 octobre un deuxième décès lié à Ebola, celui d’une femme de 65 ans morte dans une unité de maladies infectieuses à Nairobi après avoir développé des symptômes pendant sa quarantaine. La patiente était une proche parente et un contact direct du premier malade confirmé dans le pays, selon le ministère kényan de la Santé.
La femme avait commencé à présenter des symptômes le 13 octobre et avait été admise le même jour pour recevoir des soins de soutien. Sa famille a été informée et les autorités sanitaires préparent un enterrement sécurisé avec ses proches, selon le communiqué du ministère transmis aux médias.
Ce décès porte à deux le nombre de morts parmi les neuf cas confirmés au Kenya. Les sept autres patients restent pris en charge dans deux centres d’isolement et aucune nouvelle infection n’a été signalée vendredi. Le ministère affirme que tous les cas appartiennent au même groupe de contacts connus et qu’aucun élément n’indique une transmission dans la population générale.
La patiente décédée était le troisième cas confirmé au Kenya. Elle avait été placée en quarantaine avant l’apparition de ses symptômes, ce qui a permis son isolement immédiat et a limité les contacts supplémentaires à rechercher.
Le premier malade était un Kényan de 40 ans qui vivait en République démocratique du Congo. Il avait rejoint Nairobi le 3 octobre après avoir transité par l’Ouganda, puis avait été testé positif et était mort le 5 octobre. L’Organisation mondiale de la Santé avait confirmé le caractère importé de ce premier cas et le déclenchement du traçage des contacts au Kenya et en Ouganda.
Les autorités kényanes ont identifié environ 135 contacts du premier patient et en ont placé 118 en quarantaine, selon Associated Press. Les premières personnes ayant achevé une surveillance de 21 jours sans symptôme doivent commencer à sortir de quarantaine samedi.
La souche Bundibugyo à l’origine de cette flambée ne dispose d’aucun vaccin homologué ni traitement spécifique approuvé, selon l’Organisation mondiale de la Santé. La prise en charge repose sur des soins de soutien, tandis que la transmission survient par contact direct avec les liquides biologiques d’une personne malade ou décédée et avec du matériel contaminé.




