L’artiste ivoirien Carl-Édouard Keïta présente depuis vendredi 23 octobre 2026 une série consacrée aux mémoires visuelles de la Côte d’Ivoire au Grand Palais, à Paris, dans le cadre de la cinquième édition d’Art Basel Paris.
La Galerie Cécile Fakhoury lui consacre une présentation monographique au stand H6, dans le secteur principal de la foire. Élaboré pendant dix mois, ce nouvel ensemble explore les contrastes de la période dite du miracle ivoirien, entre les années 1960 et 1980.
Le peintre s’appuie notamment sur les films de Timité Bassori et de Désiré Ecaré, qu’il considère comme des archives des gestes, des vêtements, des intérieurs et des transformations sociales de l’après-indépendance. Ses tableaux associent cadrage, fragmentation et montage, tout en dialoguant avec le cubisme et le dadaïsme.
Art Basel Paris réunit cette année 211 exposants venus de 41 pays et territoires. Ouverte au public du 23 au 25 octobre, la foire compte plus de 60 galeries disposant d’un espace en France et près de 30 nouveaux participants.
Selon la publication spécialisée Mayi Arts, cinq des dix œuvres présentées par la galerie avaient déjà été placées sous réservation à l’issue de la journée des collectionneurs du 21 octobre. Les prix annoncés s’échelonnaient entre 4 500 et 22 000 euros.
Né à Abidjan en 1992, Carl-Édouard Keïta a étudié à la Parsons School of Design avant de rejoindre la New York Academy of Art grâce à une bourse. Sa série de fin d’études au graphite portait sur les artistes africains des cabarets parisiens des années 1920.





