Fendi a placé le corps, la liberté de mouvement et la transparence au cœur de sa collection printemps-été 2027, présentée à Milan. Maria Grazia Chiuri y superpose dentelle, lingerie apparente et pièces structurées dans un vestiaire inspiré par la chanteuse italienne Raffaella Carrà.
Les silhouettes alternent robes diaphanes, soutiens-gorge visibles, vestes aux épaules marquées, denim et étoffes brodées. Malgré les coupes près du corps, les matières restent mobiles et les superpositions évitent l’effet corseté.
Le défilé diffusé par Fendi s’est déroulé dans un décor de miroirs, pensé pour multiplier les silhouettes et les points de vue. La scénographie renvoie au « Mirror Cube » de l’artiste italien Luciano Fabro.
Raffaella Carrà comme figure de liberté
Pour cette deuxième collection de prêt-à-porter depuis son retour chez Fendi, Maria Grazia Chiuri s’est tournée vers Raffaella Carrà. Disparue en 2021, l’artiste avait bousculé la télévision italienne dès les années 1970 par ses tenues, sa danse et des chansons revendiquant une sexualité féminine plus libre.
Le Guardian rapporte que la créatrice voit en Carrà une figure féministe dont le rapport aux vêtements échappait aux conventions. Cette référence traverse la collection sans passer par le costume littéral : elle apparaît dans les paillettes, les volumes souples, la lingerie assumée et les contrastes entre force et fragilité.
L’analyse d’Elle souligne également cette recherche d’un vêtement ajusté qui laisse le corps bouger. Le South China Morning Post retient, lui, la place centrale de la transparence et de la féminité dans ce deuxième temps fort de la Fashion Week de Milan.





