Le vice-président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI), Justin Koné Katinan, a été placé sous mandat de dépôt vendredi 11 septembre 2026 après son déferrement à la Section antiterroriste du tribunal d’Abidjan, selon un communiqué du procureur de la République Braman Oumar Koné relayé par plusieurs médias ivoiriens.
Le parquet indique qu’une information judiciaire a été ouverte contre le responsable de l’opposition pour des faits présumés liés aux troubles survenus pendant la période électorale de 2025. Parmi les qualifications citées figurent notamment des actes terroristes, un complot contre l’autorité de l’État et la participation à un mouvement insurrectionnel. Ces poursuites constituent des accusations judiciaires et ne préjugent pas de sa culpabilité.
Justin Koné Katinan avait été convoqué mercredi 9 septembre à la préfecture de police d’Abidjan, puis maintenu en garde à vue. Son avocate avait indiqué à l’AFP qu’il devait être présenté vendredi à la Section antiterroriste. Le communiqué du parquet précise que les enquêteurs l’ont entendu sur sa participation présumée aux violences entourant la présidentielle d’octobre 2025.
Cette procédure est distincte de la plainte déposée le 7 septembre par le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP) après des déclarations de Justin Koné Katinan sur l’orpaillage clandestin. Dans ce volet, le parti au pouvoir lui reproche notamment des propos qu’il juge diffamatoires ainsi que la diffusion de fausses nouvelles. Le parquet a demandé la transmission de ce dossier au tribunal correctionnel.
Le PPA-CI conteste la procédure et dénonce un harcèlement judiciaire contre ses responsables. Le parti avait réclamé dès jeudi l’arrêt des poursuites visant son vice-président. Le porte-parole du gouvernement, Amadou Coulibaly, avait pour sa part affirmé que l’exécutif n’était pas à l’origine de la plainte déposée par le RHDP et qu’il ne commentait pas les procédures judiciaires en cours.
Le procureur rattache la nouvelle information judiciaire aux violences de la période électorale de 2025. Dans un communiqué du 24 octobre 2025, le parquet avait averti que les auteurs, complices et commanditaires de violences commises pendant cette période seraient recherchés et poursuivis.
