La Côte d’Ivoire et le Groupe de la Banque mondiale ont engagé à Abidjan les travaux préparatoires du prochain Cadre de partenariat-pays, à l’occasion d’une visite de travail de Harold Tavares, administrateur du Groupe Afrique II, qui se poursuit jusqu’au 12 septembre 2026, selon le ministère ivoirien du Plan et du Développement.
Le ministre du Plan et du Développement, Souleymane Diarrassouba, également gouverneur du Groupe de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, a reçu Harold Tavares jeudi 10 septembre. Les échanges ont porté sur le portefeuille de l’institution dans le pays, les priorités de financement du développement et la préparation du prochain cadre de coopération. La Banque mondiale présente Harold Tavares comme l’administrateur représentant le Groupe Afrique II à son Conseil d’administration.
Le ministère chiffre le portefeuille actif en Côte d’Ivoire à 21 projets pour un montant global de 4,7 milliards de dollars. Il indique également un taux de décaissement de 25 % au titre de l’exercice 2026, supérieur à l’objectif de 20 % fixé par la Banque mondiale.
Au cours des discussions, Harold Tavares a invité les autorités ivoiriennes à préciser les priorités qu’elles souhaitent inscrire dans le prochain Cadre de partenariat-pays, notamment dans l’eau, l’électricité et l’intelligence artificielle. Il a également plaidé pour une mobilisation accrue des différentes institutions du Groupe, dont la Société financière internationale, en faveur du secteur privé.
La mission s’inscrit dans une série de consultations conduites auprès des 23 États de la circonscription Afrique II. Les travaux doivent aussi porter sur l’IDA-21, l’initiative Mission 300 pour l’accès à l’électricité, la numérisation des processus et la coordination avec la Banque africaine de développement.
Le futur cadre doit accompagner les priorités du Plan national de développement 2026-2030. Le ministère rappelle que ce programme prévoit 114 838,5 milliards de francs CFA d’investissements sur cinq ans, dont 70,2 % attendus du secteur privé et 29,8 % du secteur public.
