Six ressortissants nigérians arrêtés en Afrique du Sud en 2021 ont été extradés vendredi 11 septembre vers les États-Unis, où ils doivent répondre d’accusations de fraude électronique et de blanchiment liées à des escroqueries sentimentales en ligne, selon la police sud-africaine.
Les autorités sud-africaines les soupçonnent d’appartenir au réseau criminel organisé Black Axe et d’avoir ciblé plus de 100 femmes aux États-Unis. Le préjudice allégué dépasse 100 millions de rands, soit environ 6,2 millions de dollars selon la conversion rapportée par Reuters. Les faits reprochés restent des accusations qui devront être examinées par la justice américaine.
La Direction sud-africaine des enquêtes criminelles prioritaires, les Hawks, a indiqué avoir coordonné l’extradition avec Interpol Afrique du Sud. Les six hommes ont été remis à des agents du FBI et du Secret Service à l’aéroport international du Cap, selon les autorités.
L’Associated Press et Reuters rapportent que les suspects ont été arrêtés au Cap lors d’une opération menée en 2021. Parmi les victimes présumées figurent des retraitées et des femmes d’affaires, selon la police sud-africaine, qui affirme que les auteurs présumés nouaient des relations en ligne avant de soutirer de l’argent à leurs cibles.
Interpol classe les escroqueries sentimentales parmi les formes importantes de fraude facilitée par Internet en Afrique. Dans une évaluation publiée le 3 août 2026, l’organisation a indiqué que les arnaques en ligne restaient le type de cybercriminalité le plus signalé sur le continent et que les escroqueries sentimentales demeuraient particulièrement présentes en Afrique de l’Ouest et centrale.
Le FBI décrit ce type d’escroquerie comme l’utilisation d’une fausse identité en ligne pour gagner la confiance d’une victime avant de lui soutirer de l’argent. Les six ressortissants nigérians doivent désormais répondre devant la justice américaine des charges retenues contre eux.
