Justin Koné Katinan, quatrième vice-président du Parti des peuples africains-Côte d’Ivoire (PPA-CI) et ancien ministre du Budget, était toujours maintenu en garde à vue à Abidjan après son audition entamée le 9 septembre 2026 à la préfecture de police, selon plusieurs médias, dont RFI.
La procédure fait suite à une plainte déposée le 7 septembre par le Rassemblement des houphouëtistes pour la démocratie et la paix (RHDP), après des déclarations de M. Katinan lors d’une tribune du PPA-CI consacrée notamment à l’orpaillage clandestin. Les griefs évoqués dans les comptes rendus de presse portent sur des faits présumés de diffamation, d’injures et de diffusion de fausses nouvelles.
Lors d’une conférence de presse organisée le 10 septembre à Cocody, la direction du PPA-CI a affirmé que le maintien en garde à vue de son responsable reposait désormais sur une accusation supplémentaire de « trouble à l’ordre public », liée, selon le parti et ses avocats, à la période de l’élection présidentielle d’octobre 2025. Cette version n’a pas été confirmée publiquement par la préfecture de police ou le parquet.
Le gouvernement ivoirien a, de son côté, pris ses distances avec la procédure initiale. Son porte-parole, Amadou Coulibaly, a déclaré le 9 septembre que l’exécutif n’était pas à l’origine de la plainte et qu’il ne s’était pas considéré comme partie diffamée dans cette affaire.
Le PPA-CI dénonce pour sa part un « harcèlement judiciaire » contre ses cadres et réclame l’arrêt des poursuites visant Justin Koné Katinan. Ces accusations relèvent de la position du parti d’opposition et ne constituent pas des faits établis par une décision judiciaire.
À ce stade, aucun communiqué public retrouvé de la préfecture de police ou du parquet ne précise la durée de la garde à vue ni le fondement juridique complet du maintien de Justin Koné Katinan dans les locaux de la police.
