Le ministre des Eaux et Forêts, Jacques Assahoré Konan, a demandé samedi 19 septembre 2026 à Bouaké aux responsables de son département de produire des résultats mesurables dans la lutte contre l’orpaillage illégal, en renforçant la surveillance, le renseignement et la coordination avec les autorités préfectorales et les forces de défense et de sécurité.
La réunion, consacrée à la mise en œuvre des orientations arrêtées au niveau national, a notamment porté sur l’identification des sites clandestins, la surveillance des forêts classées et des cours d’eau menacés ainsi que le suivi des opérations sur le terrain. Le ministre a appelé ses collaborateurs à passer d’une administration qui constate à une administration qui anticipe et agit.
Cette pression opérationnelle intervient alors que les interventions se multiplient sur les cours d’eau. Le ministère des Eaux et Forêts a annoncé qu’une patrouille nautique menée le 17 septembre sur le fleuve Sassandra, à Sayo dans la sous-préfecture de Gnamangui, a conduit à la destruction de 29 dragues et de 43 abris de fortune installés sur une zone de vie clandestine. Le bilan a également été relayé par Akwaba News.
Le dispositif s’inscrit dans le plan national lancé au début de septembre. Les préfets de région se sont engagés à renforcer la lutte contre les sites illégaux dans un délai de six mois. Le 17 septembre, le Conseil national de sécurité a ajouté plusieurs mesures, dont la création annoncée de 21 pelotons de sécurité fluviale et un moratoire de six mois sur la délivrance de nouvelles autorisations minières artisanales et semi-industrielles.
Le gouvernement a précisé que ce moratoire concerne les nouvelles autorisations et ne constitue pas une suspension générale des exploitations légalement autorisées. Les autorités veulent parallèlement renforcer le nombre de brigades spécialisées, la surveillance des grands fleuves et les sanctions visant les soutiens logistiques ou financiers des réseaux clandestins.
Dans une autre opération menée les 16 et 17 septembre dans les régions de San Pedro, du Cavally et du Moronou, la BSSI a annoncé le démantèlement de plusieurs sites, la destruction de deux dragues, deux concasseurs et huit motopompes, ainsi que l’interpellation de deux personnes à Bongouanou.
