La Banque mondiale affirme avoir ramené à neuf mois en moyenne le délai de préparation de ses projets en Côte d’Ivoire, contre 19 mois auparavant, dans le cadre d’une réforme destinée à accélérer leur mise en œuvre. Marie-Chantal Uwanyiligira, directrice de division de l’institution pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo, a présenté ce bilan lundi 21 septembre à Abidjan, à l’ouverture des premières Journées portes ouvertes de son portefeuille dans le pays.
Cette moyenne de neuf mois est rapportée par plusieurs médias ivoiriens et régionaux citant la responsable de la Banque mondiale. Elle a notamment donné l’exemple d’un programme dans le secteur gazier préparé en cinq mois, pour illustrer l’accélération des procédures engagée par l’institution.
Au-delà des délais, Marie-Chantal Uwanyiligira a insisté sur une méthode davantage centrée sur les bénéficiaires. Selon l’Agence ivoirienne de presse, elle a présenté la Banque mondiale comme une institution appelée à être plus à l’écoute des populations, ouverte à la critique et plus attentive à l’impact concret des programmes financés.
Les Journées portes ouvertes, organisées les 21 et 22 septembre au Sofitel Abidjan Hôtel Ivoire, doivent permettre des échanges directs avec les bénéficiaires, le secteur privé, les jeunes et les étudiants. Des présentations de projets et des sessions thématiques sont prévues pendant les deux jours.
Marie-Chantal Uwanyiligira a par ailleurs cité le secteur de l’électricité pour illustrer le rôle recherché du secteur privé. D’après l’AIP, elle a indiqué que plus de 70 % de la production électrique ivoirienne provient d’acteurs privés, la Banque mondiale intervenant notamment sur les réformes et la réduction des risques liés aux investissements.
Marie-Chantal Uwanyiligira dirige la division de la Banque mondiale pour la Côte d’Ivoire, le Bénin, la Guinée et le Togo depuis le 1er juillet 2023, selon le profil officiel de l’institution. Les Journées portes ouvertes se poursuivent jusqu’au mardi 22 septembre à Abidjan.
