Le Mali, le Burkina Faso et le Niger veulent accélérer la création d’un espace économique davantage intégré au sein de la Confédération des États du Sahel (AES). Les ministres chargés de l’Industrie et du Commerce se réunissent ce lundi 28 septembre à Bamako après deux jours de travaux préparatoires menés par des experts des trois pays.
Les discussions portent notamment sur les obstacles à la libre circulation des personnes et des marchandises, les mécanismes de financement des secteurs stratégiques, l’attractivité des investissements et les moyens de lutter contre la fraude et la concurrence déloyale.
Une intégration économique encore à construire
L’objectif affiché est d’avancer vers une véritable zone de libre-échange à trois. Les experts doivent également proposer une feuille de route sur la création d’une centrale d’achat commune et d’un observatoire du climat des affaires.
La portée économique du projet est importante pour trois États enclavés qui cherchent à réduire les coûts de circulation des biens et à sécuriser leurs approvisionnements. Les gouvernements mettent aussi en avant la volonté de développer davantage de chaînes de valeur locales dans l’agriculture, l’énergie, les mines et l’industrie.
Le projet s’inscrit dans un mouvement d’institutionnalisation accélérée de l’AES. En septembre, les trois pays ont aussi travaillé à un protocole sur la coopération transfrontalière et créé un cadre de coordination entre leurs régulateurs des télécommunications.
La réunion ministérielle de Bamako doit désormais préciser quelles mesures seront effectivement retenues, leur calendrier d’application et les mécanismes destinés à lever les obstacles commerciaux identifiés par les experts.





