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jeudi 29 octobre 2026
Sécurité · Côte d'Ivoire

La Côte d’Ivoire réunit 14 pays pour préparer la réponse aux incidents chimiques

À Jacqueville, 26 spécialistes suivent jusqu’au 3 novembre une formation de l’OIAC axée sur la détection, la décontamination et la prise en charge des victimes.

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Exercice de réponse à un incident chimique organisé par l’OIAC en Côte d’Ivoire en avril 2025
Photo d’archive d’un exercice de l’OIAC en Côte d’Ivoire en avril 2025. Photo OPCW.

La Côte d’Ivoire accueille depuis mardi 27 octobre à Jacqueville 26 spécialistes venus de 14 pays francophones et partenaires pour une formation avancée sur l’assistance et la protection face aux incidents chimiques. Organisés par l’Organisation pour l’interdiction des armes chimiques, les cours et exercices se poursuivront jusqu’au 3 novembre à l’Académie internationale de lutte contre le terrorisme.

La session combine des enseignements théoriques et des mises en situation consacrés à la détection, à la décontamination, à la gestion des urgences et à la prise en charge des victimes. Elle doit permettre aux premiers intervenants de coordonner leur action lorsqu’un accident ou un acte malveillant implique une substance toxique.

Le programme ne porte pas seulement sur les agents conçus à des fins militaires. Loïc Luyeye, responsable de l’OIAC présent à l’ouverture, a rappelé selon l’Agence ivoirienne de presse que des produits utilisés dans l’agriculture, l’industrie, les laboratoires ou les mines peuvent provoquer des accidents ou être détournés. La formation met donc l’accent sur une réponse applicable à plusieurs types de risques chimiques.

L’exercice est mené avec le Secrétariat permanent de la Commission pour l’interdiction des armes de destruction massive en Côte d’Ivoire. La France apporte un soutien financier et technique, tandis que le Groupement des sapeurs-pompiers militaires fournit un appui logistique, selon l’AIP.

Cette coopération s’inscrit dans l’article X de la Convention sur l’interdiction des armes chimiques, qui encadre l’assistance et la protection des États parties. L’objectif opérationnel consiste à améliorer la préparation des équipes, la circulation de l’information et les gestes techniques nécessaires avant, pendant et après un incident.

Il s’agit de la troisième formation organisée conjointement avec la Côte d’Ivoire depuis 2024, d’après l’AIP. En avril 2025, l’OIAC et l’Académie avaient déjà réuni à Jacqueville 15 participants de sept pays autour de l’enquête sur les incidents chimiques, avec des exercices de documentation, de détection et de prélèvement.

Le Secrétariat technique de l’OIAC avait lancé le 9 juin l’appel à candidatures pour la session actuelle. Son calendrier officiel fixait dès cette date le cours avancé en Côte d’Ivoire du 27 octobre au 3 novembre pour les États membres francophones d’Afrique.

À l’ouverture, le directeur général de l’Académie, le général de brigade Allah Kouamé Joseph, a insisté sur la formation continue des acteurs de la sécurité. Les participants doivent achever leur cycle par des exercices intégrés destinés à tester les procédures apprises au cours de ces huit jours.

Edwige Zaourou

Les articles publiés sous la signature Edwige Zaourou sur BeNews portent notamment sur les célébrités, le football et la musique.

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