La Cour des comptes de Côte d’Ivoire a indiqué mercredi 28 octobre 2026 à Abidjan que l’exécution budgétaire de 2025 avait dégagé un déficit d’environ 2 210 milliards de francs CFA, avant que les opérations de trésorerie ne permettent d’aboutir à un solde global positif de 369 milliards de francs CFA.
Les données présentées aux députés font état de recettes budgétaires proches de 7 332 milliards de francs CFA pour des dépenses d’environ 9 540 milliards. L’Agence ivoirienne de presse rapporte un déficit de 2 210,17 milliards de francs CFA attribué à la Cour, tandis que les montants détaillés publiés par KOACI situent cet écart à environ 2 208 milliards.
Ce déficit ne correspond pas au résultat final de l’exercice. Un excédent de trésorerie évalué à 2 579 milliards de francs CFA a compensé l’écart budgétaire et permis de dégager un solde global positif d’environ 369 milliards, selon les conclusions exposées par le président de la Cour des comptes, Kanvaly Diomandé.
Le gouvernement avait publié le 14 octobre des agrégats portant sur un périmètre plus large, comprenant les ressources de l’État et les comptes spéciaux du Trésor. Il faisait état de 15 654,2 milliards de francs CFA de ressources recouvrées et de 15 285,1 milliards de dépenses exécutées, pour un excédent de trésorerie de 369,1 milliards.
La Cour des comptes a délivré une déclaration générale de conformité sur l’exécution du budget 2025 et la performance des programmes, sous réserve des contrôles ultérieurs susceptibles de relever d’éventuelles erreurs. Le projet de loi portant règlement du budget doit désormais être examiné par le Parlement.
L’institution de contrôle a toutefois relevé des insuffisances dans les modifications de crédits, la mobilisation des recettes et le suivi de certaines opérations financières. Ces observations maintiennent la question de la fiabilité des données et du respect des procédures parmi les priorités de gestion.
L’audit de performance a porté sur 153 programmes répartis entre 33 ministères. Vingt-cinq ministères ont affiché un taux d’exécution budgétaire supérieur à 90 %, mais la mobilisation des financements extérieurs n’a atteint que 50 % et des retards ont été signalés dans des projets liés à l’hydraulique, à l’assainissement et à l’électricité.
Sur 92 recommandations examinées, 62 ont été entièrement mises en œuvre, six l’ont été partiellement et 24 sont restées sans suite. Le taux d’application complète ressort ainsi à 67,4 %.
L’encours de la dette publique s’élevait à 33 159 milliards de francs CFA à la fin de 2025, contre 31 416 milliards un an plus tôt. Il représentait 57,8 % du produit intérieur brut, un niveau inférieur au plafond communautaire de 70 % retenu dans l’Union économique et monétaire ouest-africaine.





