Le réalisateur de clips nigérian TG Omori a livré un récit très personnel de sa maladie rénale. Il raconte la greffe donnée par son frère, rejetée par son organisme, son retour en dialyse et le poids financier d’un traitement qui l’a éloigné des plateaux.
Derrière ses images spectaculaires, TG Omori traversait une épreuve que très peu de personnes connaissaient. Dans un entretien diffusé le 23 septembre par le podcast Afropolitan, le directeur de clips, de son vrai nom ThankGod Omori, est revenu sur les mois passés entre les soins, la recherche d’un donneur et l’incertitude.
Selon son récit, la dégradation de son état l’a conduit vers un néphrologue, puis vers la transplantation. Six personnes se seraient d’abord proposées sans être compatibles. Après environ neuf mois de recherche, son frère a finalement accepté de lui donner un rein.
L’opération n’a toutefois pas donné le résultat espéré. TG Omori explique que son organisme n’a pas accepté l’organe après plusieurs heures d’intervention. Le rein transplanté a été retiré et le réalisateur a dû reprendre la dialyse en attendant de pouvoir envisager une nouvelle greffe. « Mon frère n’a plus qu’un rein maintenant », a-t-il rappelé, décrivant cette dimension familiale comme particulièrement traumatisante. Son témoignage est également rapporté par Pulse Nigeria et The Guardian Nigeria.
Le coût très lourd de la dialyse
Le créatif a aussi chiffré ce que représente la maladie. D’après les montants qu’il dit avoir payés, une séance peut coûter entre 50 000 et 70 000 nairas dans certains établissements, contre 150 000 à 200 000 nairas dans une structure privée. À raison de trois séances par semaine, il évoque une dépense pouvant atteindre 500 000 à 600 000 nairas.
Sur une année d’attente avant une greffe, TG Omori estime que la dialyse peut approcher 31 millions de nairas, hors examens, médicaments et complications. Ces chiffres correspondent à son expérience personnelle et ne constituent pas une grille tarifaire nationale. Le détail de ce calcul a aussi été repris par Legit.ng.
La maladie a également touché son rapport à la création. Pendant son hospitalisation, il voyait circuler des messages affirmant qu’il n’était plus sollicité, alors qu’il ne savait pas encore s’il survivrait. Il continuait à imaginer des vidéos sans pouvoir les réaliser, comparant sa situation à celle d’un joueur blessé condamné à regarder le match depuis le banc.
TG Omori avait rendu public l’échec de sa greffe en août 2024 et demandé des prières à ses abonnés. Deux ans plus tard, ce nouvel entretien donne une chronologie plus complète de l’intervention, de la reprise de la dialyse et du soutien reçu de proches, dont plusieurs artistes de la scène afrobeats.





