Le président sud-soudanais Salva Kiir a dissous le gouvernement de transition après la promulgation d’une réforme électorale qui supprime deux conditions auparavant considérées comme préalables au scrutin : l’achèvement d’une Constitution permanente et la réalisation d’un recensement national.
Les autorités présentent cette réforme comme un moyen de lever les derniers obstacles juridiques à la tenue des élections générales prévues en décembre 2026, plusieurs fois reportées depuis l’accord de paix de 2018.
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Le texte adopté par le Parlement réduit aussi la taille de plusieurs assemblées. L’Assemblée législative nationale doit passer de 650 à 270 membres, tandis que les assemblées des États seront ramenées de 100 à 58 sièges.
L’exécutif sortant conserve toutefois ses pouvoirs constitutionnels pendant la période électorale jusqu’à l’installation d’un président élu. Cette disposition alimente les critiques de certains opposants et organisations de défense des droits, qui s’interrogent sur les garanties entourant le scrutin.
La Commission électorale doit encore franchir plusieurs étapes importantes. L’enregistrement des électeurs n’avait pas commencé au moment de la réforme et le président Kiir avait, quelques jours auparavant, remplacé le président de la commission sans en donner publiquement les raisons.
Le principal rival historique de Salva Kiir, Riek Machar, chef du SPLM-IO, reste par ailleurs assigné à résidence et poursuivi pour plusieurs chefs d’accusation, qu’il conteste. Le contexte politique et sécuritaire continuera donc de peser sur la préparation du premier scrutin national du pays.




