Quelques jours après la mort d’Olu Jacobs à 84 ans, Kanayo O. Kanayo a livré un souvenir très personnel de leurs années de tournage. Ponctualité, maîtrise du texte, exigence et attention portée aux plus jeunes : son récit dessine le portrait d’un acteur qui imposait naturellement le respect sur les plateaux de Nollywood.
Dans un entretien à BBC Focus on Africa diffusé après la disparition du comédien, Kanayo O. Kanayo s’est surtout attardé sur la discipline de son aîné. Selon lui, lorsqu’un tournage était fixé à 9 heures, Olu Jacobs pouvait être présent dès 8 h 30. Il se souvient aussi d’un partenaire rarement pris en défaut sur ses répliques et capable d’aborder chaque scène avec une interprétation renouvelée.
Cette rigueur ne se limitait pas à sa propre performance. Kanayo raconte qu’Olu Jacobs observait aussi les plus jeunes comédiens et n’hésitait pas à leur montrer, avec simplicité, comment progresser. Derrière l’autorité de la grande figure de Nollywood, il décrit ainsi un acteur disponible pour transmettre son expérience.
Le souvenir devient plus concret lorsqu’il évoque un film produit par Lancelot Imasuen à Benin City. Olu Jacobs y incarnait un roi et le père du personnage joué par Kanayo O. Kanayo, qui tenait le rôle du prince. Une relation de fiction qui, dans le récit de Kanayo, reflète aussi la place occupée par l’aîné auprès de plusieurs générations d’acteurs nigérians.
Olu Jacobs est mort le 16 septembre 2026 à l’âge de 84 ans. Formé à la Royal Academy of Dramatic Art de Londres, il avait bâti une carrière de plus de cinq décennies entre théâtre britannique, cinéma international et productions nigérianes, avant de devenir l’une des figures les plus respectées de Nollywood.





