Les références aux années 1960 se sont imposées comme l’un des fils rouges de la New York Fashion Week printemps-été 2027, achevée mardi 15 septembre. Minirobes, lignes mod, couleurs franches et géométries modernistes ont été vues chez LII, Zankov, Michael Kors et Fforme, selon le bilan publié mercredi par Vogue.
Cette convergence ne correspond pas à une reproduction littérale du vestiaire vintage. Les créateurs ont surtout repris des marqueurs visuels de la décennie pour les mêler à des matières et des usages actuels, du vinyle aux pièces modulaires et aux vêtements techniques.
Chez LII, Zane Li a travaillé la culture jeune des années 1960 à travers des minirobes, des couleurs vives, des collants asymétriques, du vinyle et des textures spongieuses. ELLE relève que la collection filtre le romantisme et le futurisme de l’époque avec une lecture sportive contemporaine.
Michael Kors a lui aussi puisé dans le vocabulaire mod. Présentée au jardin de sculptures du MoMA, sa collection associait tailleurs raccourcis, ensembles à minijupe et robes droites à des formes géométriques et sculpturales. Son tableau d’inspiration comprenait notamment Edie Sedgwick et Nico.
Une nostalgie retravaillée plutôt qu’un retour à l’identique
Vogue cite également Zankov, inspiré par la Russie des années 1960 et les souvenirs de jeunesse de la mère du créateur Henry Zankov, ainsi que Fforme, qui a emprunté à la décennie ses lignes nettes et géométriques.
Le point commun tient moins à une pièce unique qu’à une silhouette : longueurs plus courtes, couleurs franches, découpes graphiques et formes simples que les collections printemps 2027 rendent plus souples ou fonctionnelles.
Pour s’en inspirer sans adopter un total look rétro, les éléments les plus faciles à reprendre sont une coupe courte et droite, un contraste de couleurs franches ou un accessoire aux lignes géométriques. L’idée vue sur les podiums est moins de reconstituer les années 1960 que d’en isoler quelques codes.





