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jeudi 22 octobre 2026
Environnement · Côte d'Ivoire

La SODEXAM alerte sur un déficit de pluie qui menace les cultures ivoiriennes

La petite saison des pluies pourrait être déficitaire dans le sud du pays, avec des risques pour les cultures, l’eau et l’hydroélectricité.

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Cacaoyers en Côte d’Ivoire
Archive : cacaoyers en Côte d’Ivoire, en octobre 2014. Photo : Hanay / Wikimedia Commons, CC BY-SA 4.0. Image recadrée et convertie en WebP ; les arbres photographiés ne sont pas identifiés comme les variétés expérimentales. Source : https://commons.wikimedia.org/wiki/File:Cacao_fruit_in_C%C3%B4te_d%27Ivoire_(14).JPG ; licence : https://creativecommons.org/licenses/by-sa/4.0/

La petite saison des pluies, prévue d’octobre à décembre dans le sud de la Côte d’Ivoire, pourrait être marquée par un déficit pluviométrique et des températures supérieures aux normales, a averti la SODEXAM dans une note publiée le 20 octobre. L’organisme météorologique redoute des effets sur les cultures, les ressources en eau et la production hydroélectrique.

Le cacao, le café, l’hévéa et le palmier à huile figurent parmi les productions les plus exposées. Une diminution des précipitations, combinée à une chaleur plus forte, peut provoquer un stress hydrique et thermique susceptible de réduire les rendements dans les zones les plus touchées, selon la Direction de la météorologie nationale.

La baisse des pluies pourrait également limiter les apports en eau dans les bassins du Bandama, du Sassandra, de la Comoé et du Cavally. La SODEXAM estime que cette évolution risquerait de diminuer l’alimentation de certains barrages et d’accroître la pression sur la production hydroélectrique.

Dans le même temps, des températures élevées pourraient augmenter la consommation d’électricité et la demande en eau potable. L’alerte concerne ainsi plusieurs secteurs à la fois, puisque les mêmes conditions peuvent peser sur les exploitations agricoles, les réserves hydriques et l’approvisionnement énergétique.

La SODEXAM relie ces prévisions à l’évolution d’un épisode El Niño observé depuis juillet 2026. Le phénomène devrait se renforcer entre octobre et décembre avant de persister jusqu’au début de 2027, avec la possibilité de conditions plus sèches que la normale en Côte d’Ivoire.

L’organisme précise toutefois qu’un déficit pluviométrique général ne signifie pas une absence totale de pluie. Des épisodes intenses, localisés et de courte durée restent possibles et peuvent provoquer des ruissellements ou des inondations dans les zones urbaines.

La combinaison de chaleur, de sécheresse et de poussière peut aussi favoriser certaines pathologies sensibles aux conditions climatiques. Une vigilance particulière est recommandée face aux effets de la chaleur et au risque de méningite dans les régions habituellement exposées.

Les populations, les producteurs et les responsables des secteurs de l’agriculture, de l’eau, de l’énergie et de la santé sont invités à suivre les prévisions et les bulletins de vigilance. La Direction de la météorologie nationale maintient une surveillance de l’épisode afin d’adapter ses alertes à l’évolution des conditions jusqu’au début de 2027.

Lamine Sylla

Les articles publiés sous la signature Lamine Sylla sur BeNews portent notamment sur les célébrités, le football et la musique.

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