Les promesses de réforme de Gianni Infantino ne suffisent pas à calmer la contestation. Les fédérations d’Allemagne, des Pays-Bas, de Suède et du pays de Galles ont jugé insuffisantes les mesures avancées par le président de la FIFA, selon des réactions rapportées mardi 22 septembre.
Dans une lettre adressée au Conseil de la FIFA et aux 211 associations membres, Gianni Infantino a proposé une évaluation externe et indépendante de la gouvernance de l’instance. Il souhaite aussi ouvrir une consultation limitée dans le temps sur la transparence, la participation des fédérations et la répartition des pouvoirs lors des grandes décisions stratégiques. Cette initiative prolonge l’annonce d’une possible revue indépendante déjà évoquée par BeNews.
La réponse la plus sévère est venue du président de la Fédération allemande, Bernd Neuendorf. Il estime que cette ouverture vise surtout à préparer la réélection de Gianni Infantino en 2027 et considère que le dirigeant ne dispose plus de la crédibilité nécessaire pour conduire lui-même le chantier. La fédération néerlandaise a également maintenu son appel à une nouvelle direction de la FIFA, tout en reconnaissant que certaines pistes annoncées vont dans le sens de ses demandes.
Les responsables suédois et gallois ont adopté une position comparable. Ils jugent les propositions tardives ou trop limitées pour répondre à la crise de confiance née du projet FIFA Forward Enterprise. Ce plan, finalement retiré en juillet, envisageait l’entrée d’investisseurs privés à hauteur de 20 % dans une structure chargée d’exploiter certains droits commerciaux, notamment liés aux Coupes du monde.
Le dossier doit revenir devant le Conseil de la FIFA le 15 octobre. Gianni Infantino reste candidat à un quatrième mandat lors de l’élection prévue en mars 2027 à Rabat, tandis que plusieurs fédérations européennes réclament désormais des garanties plus larges sur la gouvernance et le contrôle des décisions.





