Fave met des mots sur une pression qui dépasse largement la scène. Invitée de l’Afropolitan Podcast, la chanteuse nigériane estime que les artistes féminines sont encore trop souvent évaluées sur leur apparence, leur tenue ou leur silhouette avant même que leur musique ne soit réellement écoutée.
Dans cet entretien relayé jeudi 17 septembre par Pulse Nigeria, TVC News et The Sun Nigeria, l’interprète de « Baby Riddim » décrit un double standard entre femmes et hommes dans l’industrie musicale. Selon elle, les chanteuses doivent composer avec une attention permanente portée à leur corps, à leurs vêtements et à leur image, là où les artistes masculins subissent moins ce type de jugement.
Fave prend son propre cas en exemple. Elle évoque notamment les commentaires et spéculations en ligne sur son teint, qu’elle voit comme une illustration de la manière dont la conversation peut rapidement s’éloigner des chansons pour se concentrer sur le physique d’une artiste.
La chanteuse estime aussi que cette pression oblige les femmes à fournir davantage d’efforts pour obtenir la même attention et le même soutien que leurs homologues masculins. Elle défend en parallèle la qualité scénique des artistes féminines, qu’elle juge particulièrement exigeantes envers elles-mêmes malgré ces contraintes.
Connue pour « Baby Riddim » et pour « Kante », sa collaboration avec Davido, Fave poursuit aujourd’hui sa carrière en indépendante après son passage chez Atlantic Records. Dans l’Afropolitan Podcast, elle dit vouloir continuer à ramener l’attention vers ce qu’elle considère comme l’essentiel : la musique qu’elle propose.
