Trente-quatre ans après « Basic Instinct », Sharon Stone continue de mesurer l’impact du rôle de Catherine Tramell sur son image publique. Dans un entretien publié ce 18 septembre, l’actrice raconte que la froide assurance du personnage a longtemps intimidé autour d’elle, alors qu’elle se décrit, dans la vie, comme beaucoup plus réservée.
Le thriller de Paul Verhoeven, sorti en 1992, a fait de Sharon Stone une star mondiale. Mais le succès a aussi installé une image dont elle dit ne s’être jamais totalement débarrassée. À Variety, l’actrice de 68 ans se souvient notamment de journalistes visiblement nerveux lorsqu’ils venaient l’interviewer après avoir découvert le film.
Pour Sharon Stone, ce malaise ne tenait pas seulement à la dimension sulfureuse de « Basic Instinct ». Elle l’associe aussi à ce que représentait Catherine Tramell : une femme indépendante, difficile à contrôler et peu disposée à se conformer aux attentes placées sur elle. Une figure de pouvoir qui, selon l’actrice, continue d’influencer la manière dont certaines personnes la perçoivent aujourd’hui.
La réalité, assure-t-elle, est très éloignée de son personnage le plus célèbre. Sharon Stone se décrit comme une femme privée, plutôt timide, solitaire et très sensible aux autres. Elle explique avoir souvent constaté que le public ou l’industrie projetaient sur elle la dureté et l’assurance de Catherine Tramell, alors qu’elle ne se reconnaît pas dans cette personnalité.
Cette étiquette a également pesé sur les propositions reçues après le film. L’actrice estime que sa trajectoire naturelle aurait pu l’emmener davantage vers la comédie. Elle refuse en revanche l’idée d’avoir été destinée à enchaîner les rôles fondés sur la sexualité ou des personnages psychologiquement inquiétants.
Sa carrière ne s’est pourtant pas résumée à « Basic Instinct ». Sharon Stone a tourné dans plus de quarante films et a notamment remporté un Golden Globe pour « Casino », performance qui lui a aussi valu une nomination à l’Oscar. Elle poursuit aujourd’hui son retour au premier plan avec la troisième saison de « Euphoria », où elle apparaît aux côtés de Sydney Sweeney.
Plusieurs projets sont également déjà tournés, dont « In Memoriam ». Et Sharon Stone insiste désormais sur son envie d’explorer davantage le registre comique, un terrain qu’elle considère plus proche de son tempérament réel que l’image de femme fatale qui l’accompagne depuis le début des années 1990.





