La Côte d’Ivoire a achevé vendredi 16 octobre 2026 à Abidjan un exercice interservices réunissant 66 participants pour tester sa chaîne de réponse face au trafic maritime de stupéfiants. La simulation portait sur l’interception d’un navire soupçonné de transporter de la cocaïne et ne correspondait pas à une saisie réelle.
L’opération organisée du 12 au 16 octobre a évalué les différentes étapes d’une intervention, depuis la collecte du renseignement et le ciblage du navire jusqu’à l’arraisonnement, la fouille, la conservation des preuves et la transmission du dossier à l’autorité judiciaire. La phase pratique s’est déroulée les 14 et 15 octobre au large d’Abidjan.
La Marine nationale, les douanes, la police, la gendarmerie, les affaires maritimes, la justice, le Port autonome d’Abidjan et le ministère des Affaires étrangères ont participé à l’exercice. Le patrouilleur de haute mer Contre-Amiral Fadika et le Centre opérationnel de la Marine ont été mobilisés pour les séquences d’intervention et de coordination.
Avant la simulation, les participants ont suivi trois jours de formation et de mentorat à l’Institut de sécurité maritime interrégional. Les travaux ont porté sur le cadre juridique, la circulation du renseignement, les techniques de fouille et les procédures judiciaires destinées à préserver la continuité entre l’action en mer et les poursuites.
Le Secrétariat permanent du Comité interministériel de l’Action de l’État en mer a coordonné le dispositif avec l’appui du Port autonome d’Abidjan et de l’Institut de sécurité maritime interrégional. La restitution organisée le 16 octobre au port doit servir à identifier les ajustements nécessaires dans le partage des informations et la répartition des responsabilités entre administrations.
L’exercice s’inscrit dans les projets SCOPE Africa et SEACOP, financés par l’Union européenne. SCOPE Africa vise à renforcer la sécurité, la gestion des risques et la gouvernance de dix ports stratégiques d’Afrique de l’Ouest et du Centre, parmi lesquels Abidjan, Dakar, Lomé, Lagos, Douala et Monrovia.
Le programme SCOPE Africa dispose d’un financement européen de 12 millions d’euros et doit se poursuivre jusqu’au 31 janvier 2029. Sa mise en œuvre est confiée à Expertise France et à l’agence belge Enabel dans les dix ports participants.





