Le gouvernement ivoirien a adopté quatorze décrets redéfinissant les limites de cinq agro-forêts et de neuf forêts classées, une opération destinée à clarifier les périmètres de plusieurs espaces protégés et à réduire les litiges liés à leur occupation.
Les textes concernent les agro-forêts d’Agbo Bloc II, Davo, Dé, Divo et Mont Momi, ainsi que les forêts classées de Bénafoko, Besso, Comoé 1, Gaga, Koba, N’Ganda N’Ganda, N’Guéchié, N’To et Négué. Les décrets ont été adoptés en Conseil des ministres le 23 septembre 2026.
Cette redéfinition intervient dans un contexte où l’État cherche à mieux distinguer les zones relevant du domaine forestier permanent de celles occupées ou exploitées par les populations. La clarification des limites doit notamment faciliter la gestion des espaces concernés et réduire les conflits fonciers autour de leur statut.
La Côte d’Ivoire poursuit parallèlement plusieurs programmes de restauration forestière. Les autorités ont fixé l’objectif de ramener la couverture forestière nationale à 20 % du territoire à l’horizon 2030, après plusieurs décennies de recul sous l’effet de l’agriculture extensive, de l’exploitation du bois et de l’occupation des forêts classées.
Un programme de restauration lancé en 2026 prévoit par ailleurs des opérations de reboisement sur environ 145 000 hectares, avec plusieurs millions d’arbres à planter sur les zones ciblées. Les quatorze nouveaux décrets s’inscrivent dans cette politique de sécurisation et de restauration du patrimoine forestier.





